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Malema blanchi des accusations d'excès de vitesse et de violence

28/02/2014 09:32 EST | Actualisé 30/04/2014 05:12 EDT

Le jeune leader populiste sud-africain Julius Malema s'est sorti sans dommages vendredi de deux procédures lancées contre lui, pour grand excès de vitesse et pour violences contre un autre automobiliste.

Le tribunal qui devait le juger pour avoir été flashé à 215 km/h sur une autoroute urbaine de Johannesburg (limitée à 120 km/h) l'a acquitté, l'accusation n'ayant pas pu apporter la preuve formelle du bon fonctionnement de l'appareil ayant enregistré l'infraction.

Par ailleurs, une enquête de police qui le visait pour violence sur un automobiliste et pour avoir endommagé un véhicule dans un accès de colère a été classée sans suite.

"Le plaignant a retiré sa plainte", a indiqué à l'AFP un porte-parole de la police, qui n'a pas pu donner la raison de cette décision.

Malema, exclu de l'ANC en 2012 pour indiscipline et aujourd'hui dirigeant du parti EFF (Combattants de la liberté économique), s'était accroché mardi soir avec un automobiliste qui lui reprochait sa conduite.

Selon la police, trois hommes accompagnant Malema ont maintenu l'automobiliste, que le jeune homme a frappé au visage avant de briser une vitre de son véhicule.

Julius Malema, qui doit 16 millions de rands au fisc (1,1 million d'euros) et conduit une voiture de luxe, est par ailleurs toujours sous le coup de poursuites pour corruption, blanchiment d'argent et racket dans le cadre de ses anciennes activités de dirigeant régional.

Ex-proche du président Zuma avant de tomber en disgrâce, Malema a fondé l'EFF, qui prône une politique radicale de nationalisations des mines, de redistribution des terres et de plus grande justice sociale. Il disputera pour la première fois des élections le 7 mai, à l'occasion des élections générales du parlement sud-africain.

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