BIEN-ÊTRE

Les bébés nourris au sein seraient plus intelligents, selon une étude américaine

28/02/2014 10:20 EST | Actualisé 02/03/2014 08:40 EST
fikirbaz/Flickr

Allaiter son bébé au sein ou au biberon? Depuis plusieurs décennies, le débat fait rage, entre défenseurs de la tétine et ayatollahs du lait maternel, au point que des pays comme le Venezuela ont envisagé d'interdire le biberon. Ni plus ni moins.

Et une nouvelle étude devrait convaincre de nouvelles mères de se ranger aussi dans le camp du mamelon: les bébés nourris au sein auraient en moyenne un QI plus élevé que ceux nourris au biberon. Mais restait à savoir pourquoi. Un mystère semble-t-il élucidé par des sociologues de l'université de Brigham (Utah), dans une étude publiée dans la revue The jounal of pediatrics.

Selon l'étude en question, les cerveaux des enfants de 4 ans ayant été nourris au sein connaîtraient un développement supérieur de 2 à 3 mois. «Comme il s'agit d'enfants de 4 ans, un mois ou deux représente une période de temps non négligeable, indique Ben Gibbs, qui a dirigé l'étude. Et si un enfant est à la limite de nécessiter une éducation spécialisée, même un léger coup de pouce pourrait former sa trajectoire éducationnelle.»

De meilleures habitudes d'éducation

En réalité, l'allaitement au sein n'est pas déterminant en soi-même, mais plutôt la proximité qu'il permet entre la mère et son enfant. Celle-ci serait en effet plus apte à répondre aux signaux émotionnelles de bébé et, dans la majorité des cas, à lui lire des histoires pendant l'allaitement.

Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont utilisé des données nationales se portant sur 7500 mamans et leurs enfants, de leur première à leur cinquième année. Les mères participaient à des activités filmées avec leurs enfants, pendant lesquelles étaient mesurées leur sensibilité et le support qu'elles procuraient à leurs enfants complétant une tâche compliquée.

Il a été découvert que les enfants ayant été nourris au sein pendant au moins 6 mois comprenaient mieux les tâches assignées parce qu'ils avaient aussi bénéficié des meilleures habitudes d'éducation. À l'inverse, les enfants les plus à risque sont aussi les moins enclins à avoir reçu un support parental optimal.

Pour l'heure, Ben Gibbs y voit déjà une raison d'espérer. «Cela nous procure de nouveaux mécanismes d'éducation», déclare-t-il.

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