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La Pennsylvanie ne sourit pas à Subban, mais Michel Therrien reste confiant

28/02/2014 04:28 EST | Actualisé 30/04/2014 05:12 EDT

BROSSARD, Qc - La Pennsylvanie ne sourit guère au défenseur P.K. Subban cette saison. Après avoir été cloué au banc le 8 janvier contre les Flyers à Philadephie, le défenseur étoile du Canadien a de nouveau vécu l'expérience en fin de match contre les Penguins à Pittsburgh, jeudi soir.

Les problèmes de Subban ne sont pas uniquement attribuables aux Flyers et aux Penguins, puisqu'il n'a récolté que six points à ses 17 derniers matchs et a affiché un piètre différentiel de moins-10 pendant cette période. L'entraîneur-chef du Canadien Michel Therrien se dit néanmoins confiant de le voir retrouver la confiance qu'il affichait l'an dernier, lorsqu'il a remporté le trophée Norris remis au défenseur par excellence dans la LNH.

«Nous avons toujours confiance en P.K, a assuré Therrien. C'est un jeune défenseur auquel nous portons beaucoup d'attention. Tous les entraîneurs travaillent étroitement avec lui pour essayer d'améliorer son jeu le plus possible. P.K. est capable de faire de bons jeux, mais il se doit d'apprendre et d'effectuer les jeux les moins risqués. Quand il fait ça, c'est là qu'il aide l'équipe. Donc, il a besoin de sa concentration.

«Ceci étant dit, je suis très confiant qu'il va redevenir le défenseur qu'on connaît et qu'il va jouer du bon hockey. Demain, c'est une autre journée, et c'est un autre gros match. Je suis convaincu qu'il va apprendre de ça.»

Jeudi soir, Subban a commis un revirement en avantage numérique qui a mené au quatrième but des Penguins de Pittsburgh à la troisième période. Par la suite, il n'a effectué que trois présences sur la glace en plus de 10 minutes et n'a été envoyé dans la mêlée qu'une seule fois en prolongation. Une situation qui rappelait celle du 8 janvier, alors qu'il avait été cloué au banc pendant neuf minutes contre les Flyers après avoir commis quelques bourdes en défensive.

«J'ai toujours cru que le hockey, comme le baseball ou tout autre sport, est un jeu d'erreurs. C'est toujours l'équipe qui en fait le moins qui aura les meilleures chances de gagner, a expliqué Therrien, avant de prendre une longue pause. Hier (jeudi), j'ai senti que P.K. n'était pas dans son assiette. C'était serré, donc on a opté pour des gars qui, selon nous, étaient en mesure d'avoir une meilleure exécution et de faire le moins d'erreurs possibles. Je pense qu'il apprend de ces choses-là aussi.»

Daniel Brière en est un autre qui a retenu l'attention, jeudi, en marquant deux buts et ajoutant une mention d'aide. Même s'il a réussi son deuxième match de trois points cette saison, c'est un secret de polichinelle que Brière connaît une saison difficile en attaque — il totalise 10 buts et 11 passes en 48 matchs jusqu'ici. Vendredi matin, ses coéquipiers ont vanté son attitude, malgré l'adversité.

«C'est un vétéran qui est dans la ligue depuis 15 ans, a rappelé Peter Budaj. C'est époustouflant de voir son éthique de travail. En ce sens, c'est un leader silencieux dans le vestiaire. Il pourrait maugréer et dire qu'il ne joue pas suffisamment, mais son attitude est excellente, la preuve c'est qu'il vient même aux entraînements optionnels! Il est très impliqué et il contribue, vous savez. Même s'il ne joue pas beaucoup, il a obtenu deux gros buts jeudi soir. C'est bien d'avoir un gars comme lui dans l'équipe.»

Le Québécois a toutefois refusé d'attribuer sa faible contribution en attaque à son temps d'utilisation, préférant voir le tableau d'ensemble pour l'équipe.

«Ce n'est pas le temps de glace de Daniel qui compte en ce moment, a philosophé Brière. Nous nous sommes bien positionnés (pour les séries éliminatoires), mais l'important c'est de continuer à gagner des matchs et de demeurer dans le haut du classement. En même temps, c'est sûr que j'aimerais avoir plus de temps de glace et plus de responsabilités, mais ce n'est pas ça l'essentiel.»

La production offensive de Brière a été d'autant plus surprenante jeudi qu'il n'a joué que 9:08 au sein du quatrième trio en compagnie de Travis Moen et du dur à cuire George Parros. Le Gatinois a d'ailleurs paru étonné lorsqu'on lui a appris qu'il avait procuré le premier point de la saison à la fiche de Parros.

«C'était son premier point pour vrai? a questionné Brière, le sourire aux lèvres. Je l'ignorais, mais c'est le 'fun' pour lui. Je me souviens de l'avoir vu sur la patinoire pour quelques buts cette saison, alors je pensais qu'il avait déjà deux ou trois passes. Va falloir que j'aille le féliciter.»

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