POLITIQUE

La candidate libérale dans Blainville visée par le DGEQ

28/02/2014 02:57 EST | Actualisé 29/04/2014 05:12 EDT
Radio-Canada

La conseillère municipale blainvilloise Marie-Claude Collin, qui entend briguer la circonscription de Blainville pour le Parti libéral du Québec (PLQ) au cours de la prochaine campagne électorale, se fait taper sur les doigts par le Directeur général des élections du Québec (DGEQ).

Un reportage de Vincent Champagne Twitter Courriel

Mme Collin a reçu la semaine dernière un constat d'infraction pour avoir excédé de 150 $ la limite des contributions permises à un parti politique. Les faits reprochés se sont déroulés en 2009, année électorale municipale.

Mme Collin, qui était déjà conseillère municipale depuis 2005, a été réélue en 2009 et en 2013. Elle occupe plusieurs fonctions au sein de la Ville, tel que présidente de la Commission d'aménagement du territoire.

Le DGEQ lui impose une amende de 500 $ plus les frais, ce qui totalise 652 $. De plus, toute personne déclarée coupable d'une infraction de ce type ne peut plus conclure de contrat public pour une durée de trois ans.

Rejointe par téléphone, Mme Collin a refusé de commenter le dossier pour le moment, se disant « très pressée ».

Plusieurs infractions

Marie-Claude Collin n'est pas la seule membre du parti Vrai Blainville à être accusée par le DGEQ, qui a émis cinq constats à la suite de son enquête.

Ainsi, Christiane Wedge, qui est agente officielle du parti, reçoit-elle trois constats d'infraction pour des actes commis en 2010 et 2011.

Mme Wedge est notamment accusée d'avoir « transmis un rapport financier incomplet ou contenant des mentions ou des renseignements faux » pour les années 2009 et 2010. Le DGEQ ne peut préciser quel type de renseignements faux ou incomplets étaient contenus dans ces rapports, puisqu'ils constituent des éléments de preuve.

Si elle est reconnue coupable de manoeuvre électorale frauduleuse, Mme Wedge ne pourra plus exercer de travail partisan pour une durée de cinq ans. Elle perdra même son droit de vote à tous les paliers de gouvernement.

On lui reproche également de ne pas avoir payé des factures « émises pour services rendus par l'entreprise Groupe Domco ». Le propriétaire de cette entreprise est Dominic Cayer, qui a été mentionné à la commission Charbonneau. Un témoin l'a impliqué dans des pratiques de financement douteuses pour le compte du parti Vrai Blainville.

Par ailleurs, un constat a été émis à Jean-René Houle pour avoir lui aussi cotisé au-delà de la limite permise. Il devra payer une amende de 652 $.

Aucun plaidoyer de culpabilité ou de non-culpabilité n'a encore été enregistré.

« Erreur d'inattention », soutient François Cantin

L'ex-maire et ex-chef de Vrai Blainville François Cantin s'est dit surpris par ces accusations du DGEQ.

« Ce sont toutes des choses qui me semblaient réglées », a-t-il affirmé lorsque Radio-Canada Rive-Nord lui a appris la nouvelle. « Tout a été fait dans les règles de l'art, comme ça devait être fait. »

M. Cantin avoue que le DGEQ avait reproché au parti Vrai Blainville des erreurs dans ses états financiers par le passé - des erreurs qui ont été corrigées rapidement, précise-t-il.

En ce qui concerne le cas de Mme Collin : « Tous les conseillers chez nous, on faisait nos dons maximums chaque année. Maintenant, si elle a dépassé… je suis surpris. Je ne suis pas en train de dire que ce n'est pas vrai, mais c'est probablement juste une erreur d'inattention. Chaque année, elle a toujours fait ses dons, et ça a toujours été correct. »

Et celui de M. Houle : « Si ma mémoire est bonne, c'est parce qu'il avait fait un seul chèque pour les dons de lui et sa femme, alors ça dépassait la limite permise. (…) Il n'y a rien d'illégal là-dedans. »

Il n'a pas été possible de recueillir les commentaires de Mme Wedge et de M. Houle. L'actuel maire de Blainville, Richard Perreault, qui dirige maintenant le parti Vrai Blainville, n'a pas rendu notre appel. 

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