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Hollande visite la République centrafricaine pour une 2e fois en trois mois

28/02/2014 08:06 EST | Actualisé 30/04/2014 05:12 EDT

BANGUI, République centrafricaine - Les milliers de soldats internationaux déployés en République centrafricaine sont sur place pour empêcher le pays de voler en morceaux, a déclaré vendredi le président français, quelques jours après que le Parlement français ait voté le prolongement de sa mission dans cette ancienne colonie déchirée par les conflits entre chrétiens et musulmans.

C'était la deuxième fois que le président François Hollande visitait la capitale, Bangui, depuis que la France a gonflé à 1600, en décembre, le nombre de militaires déployés dans ce pays. Trois mois plus tard, la France a promis de dépêcher 400 soldats de plus, et le quartier autour de l'aéroport est toujours le théâtre d'affrontements entre les milices chrétiennes et les militaires venus les désarmer.

Avec un millier de soldats européens en chemin et les militaires africains sur place, M. Hollande a indiqué que 9000 soldats auront bientôt été déployés «pour mettre fin aux réglements de compte, rétablir l'autorité de l'Etat, renouer le dialogue et éviter à tout prix la partition du pays».

La mission française est devenue plus complexe qu'on ne l'anticipait, évoquant des craintes d'un long conflit sanglant. Deux soldats français ont déjà été tués en tentant de désarmer les belligérants.

M. Hollande est accompagné du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian. Il est prévu que François Hollande s'entretienne avec la présidente centrafricaine par intérim, Catherine Samba Panza.

Le responsable de la mission française, le général Francisco Soriano, a dit espérer que la communauté saura se réconcilier.

«Je sais que plusieurs familles (...) ont souffert, mais nous devons maintenant regarder vers l'avenir, a-t-il dit. La République centrafricaine a besoin de tous ses citoyens, chrétiens et musulmans. Ils doivent réapprendre à vivre ensemble.»

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