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Henri-François Gautrin quitte le PLQ serein: il s'agissait de son dernier mandat

28/02/2014 02:09 EST | Actualisé 30/04/2014 05:12 EDT

MONTRÉAL - Le député libéral Henri-François Gautrin a tenté de minimiser sa déclaration controversée sur une possible majorité péquiste aux prochaines élections, en affirmant vendredi qu'elle n'avait rien à voir avec son départ de la vie politique.

La décision de l'homme de 70 ans est le fruit d'une réflexion qui s'est terminée la fin de semaine dernière et qui lui a permis d'en arriver à la conclusion qu'il ne faisait plus partie du «renouveau» que désire incarner le Parti libéral du Québec (PLQ).

«Après réflexion, je pensais qu’il était temps d’avoir (...) un nouveau candidat dans Verdun qui sera capable de maintenir la circonscription chez les libéraux», a dit M. Gautrin.

Député de Verdun depuis 1989, il dit quitter la vie politique avec un léger pincement au coeur, mais assure qu'il n'a pas été poussé vers la sortie à la suite de ses déclarations controversées.

«J'ai 70 ans. (...) C'est un moment dans la vie où l'on commence à réfléchir et se dire que nous avons un nombre limité d'années à vivre, a affirmé M. Gautrin. Il faut les utiliser du mieux que nous le pouvons.»

M. Gautrin s'était mis les pieds dans les plats lors de la rentrée parlementaire, plus tôt ce mois-ci, lorsqu'il avait prédit une victoire majoritaire du Parti québécois aux prochaines élections, avant de se rétracter.

Il avait aussi détaillé les circonscriptions susceptibles de basculer dans les rangs péquistes au lendemain du scrutin.

«Je n'aurais pas été candidat, déclaration ou sans déclaration», a affirmé le député, visiblement agacé par les questions entourant son départ de la vie politique..

À son bureau de circonscription, dans une grande salle pratiquement vide — sauf pour la présence d'une poignée de militants —, M. Gautrin a assuré que sa relation avec son chef Philippe Couillard était au beau fixe.

Il a même tenté de minimiser l'absence de son chef, retenu à Québec. «Ce n'est pas parce qu'il n'est pas présent là. (...) Vous allez voir, nous allons sortir ensemble sans aucune difficulté», a-t-il dit.

M. Gautrin s'est même permis de vanter le leadership de M. Couillard en affirmant qu'il était parfaitement en mesure de mener le PLQ vers la majorité à l'Assemblé nationale malgré les sondages défavorables à l'endroit du parti

«Nous partons dans une situation qui ne nous est pas nécessairement favorable, a reconnu le député de Verdun. La campagne électorale va être en mesure de toucher des questions qui concernent la population et nous serons en mesure de gagner.»

Selon M. Gautrin, ce sont les médias qui ont exagéré les rumeurs des derniers jours, ce qui a laissé croire qu'il avait été expulsé du caucus libéral. «Absolument pas», a-t-il répété, à plusieurs reprises, lorsque questionné sur ce dossier.

Il a l'intention de demeurer membre du PLQ et de faire «tout en son possible» pour contribuer à la victoire de son successeur.

«Il n'y a pas de problème et il n'y en a pas eu, a dit M. Gautrin. Je vais tout faire pour le soutenir (le futur candidat) et faire en sorte d'assurer la meilleure transition possible.»

À Québec, le chef du PLQ, Philippe Couillard, a assuré qu'il n'avait pas expulsé le député Gautrin du caucus libéral.

«Il a accepté de faire partie de ce mouvement de renouveau et il part en toute sérénité, a dit M. Couillard. J'ai eu une bonne et excellente conversation avec M. Gautrin. Il va participer à la transition (...) en plus de continuer à travailler dans les instances du parti.»

Le chef du PLQ a également salué l'engagement politique de M. Gautrin.

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