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France: discussions patronat-syndicats sur un "pacte de responsabilité"

28/02/2014 10:09 EST | Actualisé 30/04/2014 05:12 EDT

Patronat et syndicats français ont lancé vendredi à Paris un cycle de discussions sur le "pacte de responsabilité", initiative du gouvernement qui propose aux entreprises de baisser leurs charges en échange d'une relance de l'emploi.

D'emblée, la confrontation a montré un antagonisme entre ceux qui ont assuré vouloir "jouer le jeu", dont le syndicat CFDT et le Medef représentant le patronat, et ceux qui, comme les syndicats CGT et FO ont dénoncé un "deal" entre le président François Hollande et les organisations patronales.

"Le Medef considère que ce Pacte est une décision importante pour relancer la croissance et l'emploi en France, c'est pour cela qu'on a décidé de s'inscrire positivement", a affirmé Jean-François Pilliard, représentant le Medef.

"Pour signer un contrat, il faut des partenaires, des engagements réciproques et de la confiance", a réclamé de son côté la représentante de la CFDT Véronique Descacq venue "chercher des engagements du Medef". Les syndicats CFTC et CFE-CGC se sont aussi déclarés prêts "à jouer le jeu" du pacte s'il crée de l'emploi et du pouvoir d'achat.

Après l'échec de l'inversion promise de la courbe du chômage fin 2013 et la déception de voir en janvier près de 9.000 nouveaux demandeurs d'emploi grossir les rangs des chômeurs, le gouvernement considère le pacte comme une "clé" pour relancer l'emploi, selon le Premier ministre Jean-Marc Ayrault.

Il a donné jusqu'à fin mars aux partenaires sociaux pour présenter des propositions avant d'engager au printemps sa responsabilité devant le Parlement sur le "pacte".

Les discussions se tiennent sur fond de rumeurs insistantes sur un remaniement gouvernemental.

Les premières discussions vendredi ont réuni au siège du Medef les représentants de trois organisations patronales (Medef, CGPME, UPA) et de cinq syndicats (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC).

La CGT a réclamé une évaluation de toutes les aides publiques déjà données aux entreprises. Pour Stéphane Lardy (FO), ce pacte n'est qu'"un exercice de communication entre le président de la République et le Medef". "Le Medef ne parle plus de contreparties, il parle d'ambition et d'engagements non chiffrés", a-t-il relevé.

Le Medef a confirmé qu'il prendra "des mobilisations d'engagement, des engagements de moyens, mais en aucun cas des engagements contractuels".

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