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Conférence de presse du président déchu ukrainien Ianoukovitch: principaux points

28/02/2014 10:11 EST | Actualisé 30/04/2014 05:12 EDT

Voici les principales déclarations du président déchu ukrainien Viktor Ianoukovitch lors de sa conférence de presse vendredi à Rostov-sur-le-Don, ville du sud de la Russie proche de la frontière ukrainienne.

- PAS RENVERSE -

"Personne ne m'a renversé. J'ai été contraint de quitter l'Ukraine en raison de menaces directes pour ma vie et celle de mes proches".

"Il est temps de dire que j'envisage de poursuivre la lutte pour l'avenir de l'Ukraine".

"Le pouvoir en Ukraine a été pris par de jeunes nationalistes et pro-fascistes qui représentent une minorité absolue de la population ukrainienne".

- CRIMEE -

"Tout ce qui se passe en Crimée est une réaction absolument naturelle à un coup d'Etat de bandits, à Kiev une poignée de radicaux a usurpé le pouvoir".

"En tant que président de l'Ukraine, je veux déclarer que la Crimée doit rester au sein de l'Etat ukrainien, en conservant une large autonomie".

- POUTINE -

"Je n'ai pas rencontré Poutine, j'ai discuté avec lui par téléphone quand j'étais déjà en Russie. Nous avons convenu de nous rencontrer quand il en aura la possibilité".

"La Russie doit et est obligée d'agir, et connaissant le caractère de Vladimir Poutine, je me demande pourquoi il est si réservé et pourquoi il garde le silence".

"Dès que j'aurai rencontré Poutine, je comprendrai sa position (sur la crise en Ukraine, ndlr). Il ne serait pas correct de dire ce que doit faire aujourd'hui la Russie. Mais la Russie ne peut rester indifférente (...) au sort d'un partenaire aussi important que l'Ukraine".

"La Russie doit user de toutes les possibilités dont elle dispose pour mettre fin au chaos et la terreur en Ukraine. Mais je suis catégoriquement contre une invasion, une violation de la souveraineté de l'Ukraine".

- OCCIDENTAUX -

"Les bouleversements et les victimes (en Ukraine) sont le résultat de la politique irresponsable de l'Occident qui a montré trop d'indulgence envers Maïdan" (le centre de l'opposition anti-Ianoukovitch).

- RETOUR EN UKRAINE -

"Je rentrerai en Ukraine (...) dès que j'aurai des conditions et des garanties pour ma sécurité, notamment de la part des médiateurs internationaux".

- ELECTION PRESIDENTIELLE -

"En ce qui concerne l'élection du 25 mai, je considère qu'elle est illégale et je n'y participerai pas".

edy/nm/plh

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