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Washington dénonce la répression des manifestations démocratiques dans le monde

27/02/2014 11:40 EST | Actualisé 29/04/2014 05:12 EDT

Les États-Unis ont dénoncé jeudi l'usage croissant des forces armées par des régimes autoritaires pour réprimer les manifestations démocratiques à travers le monde.

"Des gouvernements autoritaires à travers le monde ont utilisé les forces de sécurité pour asseoir leur pouvoir et éliminer la dissidence, au risque de compromettre sur le long terme la stabilité, la sécurité et le développement économique de leur pays", critique le département d'Etat dans son rapport annuel sur l'état des droits de l'homme dans le monde en 2013.

Depuis le Soudan jusqu'à la place de l'Indépendance à Kiev en Ukraine, en passant par la Syrie et les régions isolées de la Birmanie, il est nécessaire que les forces de l'ordre rendent des comptes sur les abus qu'elles ont pu commettre, si les pays veulent assurer leur transition vers la démocratie, souligne le rapport.

En 2013, "des démocraties en pleine transition ont dû faire face à des revers prévisibles dans leur quête d'un changement politique" et, dans le même temps, de "nouvelles démocraties se sont démenées pour assurer une gouvernance réelle et faire respecter l'état de droit", poursuit le département d'Etat.

Mais, insiste la diplomatie américaine, "le fait de rendre des comptes est crucial pour la stabilité politique et économique" de ces pays.

Ce rapport, qui dresse tous les ans l'état des lieux du respect des droits de l'homme pays par pays, est publié alors que le monde célèbre le 65e anniversaire de la Déclaration universelles des droits de l'homme.

"Plus de soixante ans après la Déclaration universelle des droits de l'homme, l'écart entre les droits conférés par la loi et la réalité quotidienne de beaucoup se creuse dans le monde", s'inquiète la diplomatie américaine, précisant que plus d'un tiers de la population mondiale vit dans un régime autoritaire.

Le rapport revient sur la répression de la société civile dans les démocraties, fragiles et nouvelles, issues du Printemps arabe.

L'Egypte est notamment clouée au pilori après "le renversement d'un gouvernement civil élu et l'usage excessif des forces de sécurité, y compris pour commettre des meurtres et tortures".

"A travers le monde, des millions de personnes sont privées de libertés civiles, persécutées, harcelées ou contraintes au silence pour leurs opinions, soumises à la torture, détenues arbitrairement et illégalement, forcées de travailler dans des conditions difficiles, et souvent en l'absence de tout système de réparation et de contrôle", alarme le rapport.

jkb-rap/sam

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