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Wall Street: l'indice élargi S&P 500 bat un nouveau record

27/02/2014 04:39 EST | Actualisé 29/04/2014 05:12 EDT

Wall Street a fini en hausse jeudi, soutenue par des commentaires jugés apaisants de la présidente de la Réserve fédérale américaine (Fed) Janet Yellen qui ont permis à l'indice élargi S&P 500 de se hisser à un nouveau sommet historique.

Selon les résultats définitifs à la clôture, l'indice S&P 500 s'est adjugé 0,40% (+9,13 points) à 1.854,29 points, un niveau jamais atteint auparavant en clôture.

Le Dow Jones Industrial Average a avancé de 0,46% (+74,24 points) à 16.272,65 points et le Nasdaq, à dominante technologique, de 0,63% (+26,87 points) à 4.318,93 points.

Le Standard & Poor's 500 avait, à l'instar de l'ensemble de la place new-yorkaise, commencé la séance sur un pied hésitant avant de nettement regagner en vigueur après l'intervention de la patronne de la banque centrale des États-Unis. Mme Yellen s'exprimait dans le cadre d'un rapport semi annuel de politique monétaire devant la Commission bancaire du Sénat.

La présidente de la Fed "a clairement fait comprendre au marché que si l'économie devait montrer des signes de faiblesse, (l'institution) serait là et prendrait les mesures nécessaires, comme elle l'a fait dans le passé" pour lui donner un coup de pouce, a commenté Peter Coleman, courtier de ConvergEx Group à New York.

Mme Yellen a estimé que les signes récents d'affaiblissement de l'économie pouvaient être attribués en partie à de rudes conditions hivernales, et a souligné qu'il faudrait "un changement significatif" des perspectives économiques pour que la Fed décide de faire une pause dans la réduction de son aide à l'économie.

Pour Michael James, de Wedbush Securities, la hausse des indices montre que "les opérateurs sont de plus en plus à l'aise avec l'idée d'un ralentissement progressif" des injections de liquidités de la Fed et qu'ils espèrent qu'une amélioration des conditions climatiques entraînera une embellie du côté des statistiques.

Quoi qu'il en soit, "il semble que la peur d'une correction de 10% qui avait saisi le marché des actions en janvier se soit peu à peu dissipée", selon M. Coleman.

Des statistiques économiques en demi-teinte parues dans la matinée aux États-Unis avaient plongé le marché dans l'indécision.

Si les commandes de biens durables ont accusé un recul un peu moins prononcé que prévu aux États-Unis en janvier, un chiffre de bon augure pour l'activité industrielle américaine, sur le front très surveillé de l'emploi, les inscriptions hebdomadaires au chômage ont augmenté de façon inattendue pour la semaine close le 22 février.

Les investisseurs gardaient également un oeil sur la situation en Ukraine, au bord du gouffre financier et en pleine transition politique, alors que le Fonds monétaire international (FMI) a reçu jeudi une demande d'aide officielle à laquelle il s'est dit "prêt à répondre".

Le marché obligataire a progressé. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans a reculé à 2,642% contre 2,673% mercredi soir et celui à 30 ans à 3,596% contre 3,635% à la précédente clôture.

ppa/sl/rap

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