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USA: le Congrès avance sur un plan d'aide à l'électrification de l'Afrique

27/02/2014 02:08 EST | Actualisé 29/04/2014 05:12 EDT

Un projet américain visant à installer l'électricité pour 50 millions d'Africains a franchi un premier cap jeudi à la Chambre des représentants des Etats-Unis, qui espère faire de ce plan la prochaine grande initiative américaine sur le continent.

Le président Barack Obama a annoncé en juin, lors d'une tournée en Afrique, que les Etats-Unis voulaient aider les deux tiers des Africains à accéder à l'énergie électrique de façon fiable. La proposition de loi de la Chambre est plus concrète et ambitieuse que l'annonce présidentielle, mais elle était jusqu'à présent bloquée car des élus qui exigeaient que le plan privilégie des usines thermiques à faibles émissions de carbone.

La commission des Affaires étrangères de la Chambre a adopté jeudi un plan qui fixe l'objectif d'installer 20.000 mégawatts de capacité énergétique en Afrique subsaharienne d'ici 2020, de façon à assurer à au moins 50 millions d'Africains un accès à l'énergie électrique.

Le financement serait privé, mais le gouvernement fédéral apporterait sa garantie, via deux institutions (la Overseas Private Investment Corporation, et la banque Export-Import).

Le républicain Ed Royce, président de la commission, a souligné que le coût du manque d'électricité et des coupures d'électricité était ressenti partout, de l'éducation à la santé.

En outre, a-t-il dit, le plan américain permettra d'assurer l'accès des entreprises américaines à un marché en forte croissance, où la Chine est déjà bien implantée.

Face aux détracteurs du plan, qui estiment que les Etats-Unis devraient concentrer leurs ressources financières sur le pays, le démocrate Gerry Connolly a répondu qu'il ne s'agissait "pas seulement d'altruisme, mais d'un intérêt éclairé".

"Je ne veux pas que la prochaine génération vienne me demander: pourquoi le commerce entre la Chine et l'Afrique domine-t-il dans cette partie du monde, et n'en profitons-nous pas?", a-t-il justifié pendant les débats.

La dispute sur les centrales électriques plus ou moins polluantes a été résolue par un compromis: le texte final n'évoque pas le sujet, et ne privilégie aucune technologie.

L'ensemble de la Chambre devra désormais voter sur le texte, avant que le Sénat n'examine la mesure, ce qui pourrait encore prendre plusieurs mois.

sct/ico

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