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Un autre espion cubain est libéré aux États-Unis

27/02/2014 12:51 EST | Actualisé 29/04/2014 05:12 EDT

MIAMI - Un deuxième membre du réseau d'espionnage surnommé le «Cuban Five» a été libéré jeudi aux États-Unis, après avoir passé plus de 15 ans derrière les barreaux.

L'homme de 50 ans, Fernando Gonzalez, a complété sa peine à 4h, heure locale, dans un pénitencier de Safford, en Arizona.

Il a immédiatement été confié aux responables de l'immigration et sera déporté vers Cuba dans les plus brefs délais, a indiqué une porte-parole du bureau du procureur général de Miami.

Les cinq hommes, qui sont perçus comme des héros à Cuba, avaient notamment été reconnus coupables, à Miami en 2001, d'accusations de complot. Ils faisaient partie d'un réseau d'espions déployés dans le sud de la Floride par l'ancien président cubain Fidel Castro.

Leur procès avait permis d'apprendre qu'ils avaient tenté d'infiltrer des bases militaires, entre autres le quartier général du U.S. Southern Command, ainsi que d'autres installations dans la région floridienne des Keys.

Ils surveillaient également les exilés cubains opposés au régime Castro et ont cherché à placer leurs agents au sein des campagnes des politiciens qui eux aussi s'opposaient au gouvernement communiste de l'île.

La Havane prétend que les hommes ne représentaient aucune menace pour le gouvernement américain et qu'ils ne faisaient qu'épier les exilés pour mettre en échec d'éventuelles attaques terroristes à Cuba. Une attaque à la bombe perpétrée contre un hôtel de La Havane avait notamment coûté la vie à un touriste italien en 1997.

Trois autres membres des «Cuban Five» demeurent incarcérés aux États-Unis. Un des trois, Gerardo Hernandez, a été condamné à la prison à vie pour un meurtre commis en 1996.

Le gouvernement cubain a déjà laissé entendre qu'il pourrait libérer Alan Gross, un Américain détenu à Cuba depuis des années, en retour de ces trois hommes, mais Washington a rejeté une telle éventualité.

Un premier espion, Rene Gonzalez, est rentré à Cuba en 2012 après avoir complété sa peine aux États-Unis. Le prochain devant être libéré est Antonio Guerrero, qui devrait être relâché en septembre 2017.

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