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Ukraine: l'Otan exhorte la Russie d'éviter "l'escalade"

27/02/2014 05:55 EST | Actualisé 29/04/2014 05:12 EDT

Le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, a exhorté jeudi la Russie d'éviter "toute action pouvant provoquer une escalade" dans le dossier ukrainien, en s'inquiétant de l'évolution de la situation en Crimée.

"Je suis inquiet des évolutions en Crimée. J'exhorte la Russie à ne rien entreprendre qui puisse provoquer une escalade de la tension ou causer des malentendus", a déclaré M. Rasmussen sur son compte Twitter.

Plusieurs dizaines d'hommes armés ont pris tôt jeudi le contrôle du siège du gouvernement et du parlement de Crimée à Simféropol, sur lesquels ils ont hissé le drapeau russe.

La Crimée, péninsule russophone du sud de l'Ukraine, héberge la flotte russe de la mer Noire dans ses quartiers historiques, la ville portuaire de Sébastopol.

La Russie a annoncé avoir "mis en alerte" certaines de ses troupes, dont celles le long de sa frontière commune avec l'Ukraine.

M. Rasmussen s'exprimait au second jour d'une réunion des ministres de la Défense de l'alliance, rejoints jeudi par les représentant d'une cinquantaine de pays partenaires de l'Otan en Afghanistan.

Un rencontre entre les ministres de l'Otan et des représentants de l'Ukraine, à l'initiative de Kiev, a été ajoutée à l'ordre du jour et devait débuter à 12H00 (11H00 GMT).

Une Ukraine "souveraine, indépendante et stable" et "fermement engagée en faveur de la démocratie" constitue un "élément clé" de la sécurité dans la zone euro-atlantique, avaient affirmé mercredi les ministres de la Défense de l'Otan.

L'Ukraine a convoqué jeudi le chargé d'affaires russe Andreï Vorobiev pour lui rappeler que la Russie était garante de son intégrité territoriale, a indiqué le ministère ukrainien des Affaires étrangères dans un communiqué.

L'Otan a signé en 1997 un partenariat avec l'Ukraine, qui participe notamment à la mission ISAF de l'alliance en Afghanistan.

Washington, le plus puissant membre de l'alliance atlantique, a averti mercredi la Russie que toute intervention militaire serait une "grave erreur".

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