INTERNATIONAL

L'assureur Standard Life prêt à quitter l'Ecosse si l'indépendance nuit à son activité

27/02/2014 05:51 EST | Actualisé 29/04/2014 05:12 EDT
ASSOCIATED PRESS
In this photo made available from Standard Life, Sir Brian Stewart, chairman of Standard Life, announces the company is to end 80-years as a mutually-owned company following a historic vote, at a meeting in Edinburgh, Scotland, Wednesday, May 31, 2006. Standard Life members agreed today to end its mutually-owned company status with more than 1.5 million members voted 98% in favour of plans for a stock market flotation at a special general meeting of the insurance and investment business. (AP Photo / Standard Life, PA) ** UNITED KINGDOM OUT - NO SALES - NO ARCHIVES **

L'un des principaux employeurs d'Ecosse, l'assureur Standard Life, a annoncé jeudi qu'il prenait les dispositions nécessaires pour transférer une partie de son activité hors de la province britannique dans le cas où l'indépendance nuirait à ses intérêts.

Avec 5 000 de ses 8 500 employés basés en Ecosse, Standard Life, établie dans la province britannique depuis 189 ans, gère 244,2 milliards de livres (297 MM d'euros) d'actifs et compte 4 millions de clients au Royaume-Uni.

"Nous sommes prêts à prendre toute action que nous jugerons nécessaire, y compris celle de transférer une partie de nos opérations menées en Ecosse, pour garantir la continuité de notre activité et protéger les intérêts de nos actionnaires", a déclaré Gerry Grimstone, le président du groupe, dans le rapport annuel.

Le Directeur général David Nish a déclaré que plusieurs questions restaient à ce jour sans réponse dans l'hypothèse d'une victoire du oui, le 18 septembre prochain, au référendum d'autodétermination en Ecosse. Notamment celles qui concernent la future monnaie d'une Ecosse indépendante.

"Nous allons continuer à tenter d'y voir clair sur ces questions mais l'incertitude risque de perdurer. De ce fait, nous allons prendre des mesures fondées sur notre analyse des risques", a-t-il dit.

Selon le dirigeant, l'entreprise a "commencé à travailler à l'établissement de nouvelles sociétés agréées capables d'opérer hors d'Ecosse et vers lesquelles nous pourrions, en cas de nécessité, transférer une partie de notre activité".

"Il s'agit d'une mesure de précaution", a-t-il précisé.

Standard Life est la première entreprise écossaise à annoncer qu'une indépendance de l'Ecosse pourrait nuire à son activité.

Le PDG de la Royal Bank of Scotland (RBS) s'est quant à lui contenté de déclarer jeudi, dans une lettre à ses actionnaires, "suivre le débat sur l'indépendance écossaise".

"Mais, comme mes collègues et moi l'avons dit à de nombreuses reprises, nous sommes politiquement neutres", a-t-il écrit.

"Nous réagirons en fonction de ce que les électeurs décideront et des accords trouvés par les gouvernements", a-t-il ajouté, reconnaissant qu'il s'intéressait particulièrement aux questions liées à la monnaie, à la régulation financière, et aux taux de crédit.

Mi-février, le ministre britannique des Finances George Osborne avait averti les Ecossais que s'ils votaient en faveur de l'indépendance, ils abandonneraient du même coup la livre sterling, une déclaration qui avait été perçue comme une tentative d'"intimidation" par les nationalistes écossais.

INOLTRE SU HUFFPOST

Les désirs d'indépendance dans le monde