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Nigeria: au moins 32 tués dans trois attaques de Boko Haram (témoins)

27/02/2014 10:50 EST | Actualisé 29/04/2014 05:12 EDT

Au moins 32 personnes ont été tuées au cours de trois attaques menées par des membres présumés du groupe islamiste Boko Haram dans le nord-est du Nigéria, ont annoncé jeudi un responsable local et des habitants.

Les trois attaques, dont l'une contre un collège chrétien, ont été effectuées depuis mercredi soir par "un groupe important de militants de Boko Haram", a affirmé jeudi Maina Ularamu, le président du gouvernement local de la ville de Madagali, dans l'Etat de Adamawa, l'un des trois Etats du pays sous état d'urgence.

Les localités de Shuwa, de Kirchinga et de Michika ont été les cibles des attentats.

A Shuwa, plusieurs bâtiments ont été brûlés, dont un collège chrétien et une partie d'une école secondaire.

Selon un habitant, Kwaje Bitrus, 20 personnes ont été tuées au total dans le village et ses alentours, trois corps ayant été retrouvés au séminaire.

A Kirchinga, selon un habitant Samuel Garba, les assaillants avaient revêtu des uniformes militaires -une méthode souvent utilisée par les combattants de Boko Haram dans des attaques passées.

Ils ont tué huit personnes dans le village, et brûlé de nombreuses maisons, a-t-il précisé.

"Il y a eu confirmation de la mort de quatre personnes à Michika", un enfant qui s'enfuyait en courant et trois agents de sécurité, a dit Abdul Kassim, qui vit dans ce village.

Dans un communiqué, l'arm&e a confirmé les trois attaques mais n'a fait état que d'un soldat et de trois civils tués, ainsi que six islamistes. Selon elle, les assaillants ont pris la fuite vers le Cameroun.

Des habitants de Michika ont décrit la fuite de la population vers des collines environnantes pour fuir les agresseurs venus en camion et en moto. Les combats auraient duré plus de quatre heures. Quatre banques ont été rasées, ainsi qu'une centaine de boutiques et un commissariat de police, des bâtiments officiels et des dizaines de maisons.

Selon M. Kassim, les membres de Boko Haram sont arrivés à 21H30 (20H30 GMT) "armés de roquettes RPG et d'explosifs qu'ils lançaient indistinctement contre des bâtiments privés ou publics".

Un témoin, qui a requis l'anonymat, a décrit le village comme une "zone de guerre", estimant que 90% de l'activité y avait été détruite.

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