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Mode à Paris: de la maille, des mini-jupes et des treillis

27/02/2014 01:12 EST | Actualisé 29/04/2014 05:12 EDT

Les trois maisons parisiennes Balenciaga, Carven et Balmain ont formulé jeudi à Paris des propositions très variées pour l'automne et l'hiver prochains, avec au choix: un luxe qui se rapproche de la rue, un chic années 40, une femme sexy en treillis.

- Balenciaga: Wang impose son style

Chouchou des fashionistas new yorkaises, Alexander Wang a présenté sa troisième collection pour Balenciaga. "Je suis parti du pull-over, qui est assez absent dans les archives de Balenciaga", explique à l'AFP Alexander Wang. "Presque tous les looks portent de la maille, que ce soit brodé ou imprimé", ajoute-t-il. Le créateur impose de plus en plus son style.

Les premières silhouettes rappellent son travail pour sa propre marque. Les coupes restent Balenciaga, notamment avec ces épaules arrondies et volumineuses, mais il y a un côté plus streetwear. Les premiers manteaux portent des zips sur les manches et sont couverts d'une fourrure faisant à la fois capuche et chauffe main. Le show est plus coloré, avec des touches de rose, bleu, rouge, un duffle coat jaune.

Puis viennent des silhouettes d'une grande élégance. Une jupe noire asymétrique se porte avec un pull gris court près du corps, mais tout en arrondi. Le top brésilien Gisele Bündchen, rare sur les podiums, clôt le show: pantalon anthracite, haut sombre satiné, les épaules couvertes de maille grise avec de luxueuses pierreries brodées.

"C'est moderne. Il y a une fidélité à la marque qui me plaît beaucoup", dit enthousiaste le PDG du groupe de luxe Kering (auquel appartient Balenciaga), François-Henri Pinault, qui était au premier rang entouré d'Anna Wintour, du Vogue US, et de la Française Carine Roitfeld.

- Le succès de Guillaume Henry chez Carven

"Magnifique", "formidable", entendait-on après le show. Guillaume Henry a de plus en plus de succès chez Carven, dont le défilé est devenu un incontournable.

"La femme Carven est définitivement féminine", explique le créateur en coulisses. "Elle est chic, fraîche, charmante", et dans cette collection, peut-être "moins princesse".

Elle ose la mini-jupe avec des bottes qui arrivent à mi-cuisse, mais qui sont trop larges pour être des cuissardes. "Ces bottes remplacent presque un pantalon", souligne Guillaume Henry. Les vêtements sont près du corps. "La silhouette est en I", explique le créateur. Pas d'épaules arrondies et volumineuses, chez Carven, contrairement à la plupart des shows.

Il y aussi des silhouettes longues, avec une jupe fendue sur la cuisse. "C'est très années 40", explique Guillaume Henry, qui dit avoir trouvé son inspiration dans le travail du photographe Erwin Blumenfeld, auquel une exposition a été récemment consacrée à Paris. "J'ai adoré l'idée de collage", détaille-t-il. Il parle également du mouvement Dada. Une silhouette de boxeur apparaît sur certaines pièces, ou encore des flèches réalisées en cristaux Swarovski. Les poches des vestes sont soulignées par des brillants.

Très tendance pour l'hiver prochain, la fourrure était également présente chez Carven, qui propose du vison, et du lapin imprimé façon léopard.

- Sexy en treillis chez Balmain

Viendra? Viendra pas? C'est l'hystérie des grands jours devant l'Hôtel de ville de Paris, où a lieu le défilé Balmain: on dit que la chanteuse Rihanna, égérie de la marque, doit venir. A l'intérieur, les invités attendent les trente minutes réglementaires, puis quarante minutes. La star ne se montre pas, mais enfin, le show commence.

Le premier mannequin arrive perchée sur des talons hauts, en treillis kaki dans une matière satinée, accompagné d'une veste en cuir, dans les mêmes tons, ample mais resserrée à la taille. La femme Balmain est sûre d'elle, de son corps, et semble n'avoir peur de rien ni personne. Même en jupe, elle fait un peu guerrière. Le créateur Olivier Rousteing a dessiné des jupes plissées d'un nouveau genre, qui font penser à une tenue de gladiateur.

Le corps est moulé dans des robes longues. Le léopard est associé au bleu marine. Le noir et le kaki dominent, mais des silhouettes jaunes citron, orange donnent du peps à ce show qui n'en manquait pourtant pas.

Quid de Rihanna? Elle est arrivée en retard au show, mais a tout de même eu l'élégance d'aller féliciter Olivier Rousteing en coulisses, avec qui elle a posé pour des photos souvenirs.

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