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L'opposition syrienne croit à une solution négociée malgré l'échec de Genève

27/02/2014 06:36 EST | Actualisé 29/04/2014 05:12 EDT

Le Premier ministre du gouvernement de transition de l'opposition syrienne, Ahmad Tomeh, a dit jeudi toujours "croire à une solution négociée" pour la paix dans son pays, malgré l'échec récent des négociations de Genève.

"Je crois malgré tout encore à une solution négociée et j'espère que la communauté internationale va à l'avenir exercer davantage de pression sur le régime syrien", a dit M. Tomeh, questionné sur ses espoirs après l'impasse de Genève, lors d'un point presse à Berlin.

Dans la soirée, le médiateur de l'ONU pour le dossier syrien, Lakhdar Brahimi, a lui aussi estimé que "Genève n'est pas encore un échec", lors d'un débat organisé par les députés écologistes avec l'ancien ministre allemand des Affaires étrangères Joschka Fischer.

"Pour l'instant, on est au point mort, mais nous ne devons pas encore abandonner", a-t-il plaidé, ajoutant qu'il n'y avait "aucune alternative" aux efforts diplomatique pour résoudre le conflit civil.

La conférence de Genève s'était ouverte le 22 janvier en Suisse et les tractations entre Damas et l'opposition s'étaient poursuivies jusqu'au 15 février, mais sans produire aucun résultat.

M. Tomeh, qui a été reçu avec plusieurs membres du gouvernement de transition de l'opposition syrienne mercredi par le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, a également dit croire que l'Allemagne pouvait contribuer à une solution pour son pays.

Le ministre de l'Economie et des Finances du gouvernement de transition de l'opposition syrienne, Abrahim Miro, a rappelé que l'Allemagne avait créé un fonds avec les Emirats Arabes Unis, destiné à financer des projets pour aider à la reconstruction dans les zones contrôlées par l'opposition modérée.

Ce fonds, doté actuellement de 50 millions d'euros, a reçu mercredi un apport du Japon de 10 millions d'euros, selon le ministère allemand des Affaires étrangères.

"Nous espérons une adhésion de la France et de la Grande-Bretagne", a dit M. Miro, précisant plus tard qu'il tablait sur cette dernière dans les prochains jours ou prochaines semaines.

M. Tomeh a par ailleurs confirmé l'arrestation et le placement en détention des membres des familles d'opposants qui s'étaient rendus à la conférence de paix dite Genève-II fin janvier en Suisse, annoncés mercredi soir par Washington.

"C'est vrai (...) toute personne, liée même de loin à l'opposition en Syrie, court le danger d'être arrêtée et pas seulement", a-t-il dit, rappelant "l'exécution" du fils de Fayez Sara, un membre important de la coalition de l'opposition syrienne. La "mort sous la torture" dans une prison de Damas de ce dernier avait été dénoncée début février par l'opposition.

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