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Les anglophones ne vivent pas dans l'insécurité au Québec, dit Pauline Marois

27/02/2014 04:08 EST | Actualisé 29/04/2014 05:12 EDT

GATINEAU, Que. - Selon la première ministre Pauline Marois, les anglophones et les allophones ne vivent pas dans un climat d'insécurité au Québec, a-t-elle affirmé jeudi, deux jours après la publication d'un sondage révélant que la moitié d'entre eux ont envisagé de quitter la province l'année dernière.

C'est ce que la première ministre affirme constater: «Moi je ne sens pas ça nécessairement sur le terrain», a-t-elle calmement déclaré.

Elle a commenté jeudi pour la première fois le sondage EKOS, commandé par CBC/Radio-Canada, après son discours à la Chambre de commerce de Gatineau qui portait principalement sur le développement économique.

Selon le sondage, ce ne sont pas des questions linguistiques qui ont mené les anglophones et les allophones du Québec à envisager un déménagement, mais plutôt l'incertitude politique et leur hostilité envers le Parti québécois (28 pour cent), l'économie et les emplois (21 pour cent) et les taxes (15 pour cent). Un total de 2020 résidents du Québec ont été interrogés par téléphone entre le 10 et le 18 février 2014, indique le site de Radio-Canada.

Mme Marois, sans laisser transparaître d'inquiétude, a souligné que le gouvernement péquiste a toujours été très respectueux des droits des Anglo-Québécois.

«Ils sont tout aussi Québécois que les francophones, que les nouveaux Québécois. Ils ont fondé aussi le Québec», a fait valoir la première ministre.

Elle a rappelé — pour démontrer l'ouverture de son parti — que c'est alors qu'elle était ministre de l'éducation que les commissions scolaires sont passées de confessionnelles à linguistiques, et ce, afin que les anglophones aient le contrôle de leur système d'éducation.

Après son point de presse, la première ministre a été poursuivie par l'équipe de l'émission humoristique «This hour has 22 minutes» qui cherchait à lui remettre un «certificat d'intolérance».

Celui qui posait comme journaliste de cette émission anglaise de la CBC a tenté de la faire réagir avec beaucoup d'insistance et a continué à lui parler en rigolant — mais avec grand bruit — bien après qu'elle ait quitté l'endroit. L'événement s'est d'ailleurs déroulé dans une certaine confusion.

Empruntant les escaliers avec ses gardes du corps qui l'encadraient de façon serrée, la première ministre Pauline Marois a semblé surprise et quelque peu décontenancée de l'approche du journaliste de l'émission en question. «Il est fou, lui», a-t-elle laissé échapper.

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