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Le nombre de rhinocéros tués au Kenya en 2013 a doublé, moins d'éléphants tués

27/02/2014 11:08 EST | Actualisé 29/04/2014 05:12 EDT

Au moins 59 rhinocéros ont été tués par des braconniers en 2013 au Kenya, soit le double de l'année précédente, tandis que plus de 300 éléphants ont été abattus, soit 20% de moins sur un an, a annoncé jeudi le Service de protection de la Faune sauvage (KWS).

Le KWS estime qu'il reste environ 38.000 éléphants et quelque 1.030 rhinocéros dans le pays.

"Au moins 59 rhinocéros ont été tués l'an dernier par des braconniers, contre 30 en 2012. Le nombre d'éléphants tués a baissé, passant de 384 en 2012 à 302 cette année", a déclaré à l'AFP Paul Mbugua, un porte-parole du KWS.

Les trafics très lucratifs de l'ivoire - recherchée pour la fabrication d'objets décoratifs - et de la corne de rhinocéros - prétendument dotée à tort de vertus médicinales - ont explosé ces dernières années en Afrique, alimentés principalement par la forte demande en Asie et au Moyen-Orient où elles sont revendus à prix d'or au marché noir.

Le Kenya, zone de braconnage mais aussi de transit pour l'ivoire prélevé dans les pays voisins, a récemment durci considérablement les peines, jusqu'ici très légères, encourues par les braconniers et les trafiquants, qui peuvent désormais aller jusqu'à la prison à vie.

La nouvelle loi sur la protection de la Faune sauvage a été promulguée fin décembre et un tribunal kényan a condamné fin janvier un ressortissant chinois, arrêté à l'aéroport de Nairobi avec 3,4 kilos d'ivoire dans sa valise, à 7 ans de prison ou une amende d'environ 170.000 euros.

On estime qu'il reste moins de 500.000 éléphants en Afrique, contre plusieurs millions au milieu du XXe siècle. Outre le braconnage, leur survie est aussi menacée par l'extension des zones urbaines et la destruction de leur environnement.

Interpol a, dans un rapport publié mardi, annoncé que 2013 avait représenté un niveau record de saisies d'ivoire dans le monde et souligné que l'interception de "cargaisons d'envergure, chacune représentant le massacre de centaines d'éléphants, montrent l'implication de réseaux du crime organisé opérant à travers de multiples pays".

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