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La Russie assure respecter les accords avec l'Ukraine sur la flotte de la mer Noire (MAE)

27/02/2014 07:23 EST | Actualisé 29/04/2014 05:12 EDT

La Russie a assuré jeudi qu'elle respectait les accords signés avec l'Ukraine sur la flotte russe de la mer Noire, après une mise en garde de Kiev contre la tentation de toute intervention alors que la Crimée est le théâtre de troubles.

"En ce qui concerne les déclarations sur les violations par la Russie des accords sur la flotte de la mer Noire, nous déclarons que dans la difficile situation actuelle, la flotte russe de la mer Noire applique strictement les accords en question", a indiqué le service de presse du ministère russe des Affaires étrangères, cité par les agences russes.

"Le déplacement de certains blindés de la flotte de la mer Noire s'est fait conformément aux accords et ne nécessitait aucune approbation", a-t-il ajouté.

"Actuellement, toutes les divisions et unités assurent leur activité quotidienne, y compris ce qui est lié à la préparation au combat. Ces actes ne présentent aucune menace. Il n'y a aucune limitation juridique à cela", a déclaré un peu plus tard le vice-ministre russe de la Défense Anatoli Antonov.

Un commando pro-russe a pris tôt jeudi le contrôle du parlement à Simféropol, dans la république autonome de Crimée (sud de l'Ukraine). Le Premier ministre de cette république, Anatoli Mohilyov, a indiqué avoir des informations sur la présence de blindés en dehors de la ville.

Face à ces événements, à Kiev, le président par intérim Olexandre Tourtchinov a mis en garde Moscou contre une éventuelle tentation de faire intervenir sa flotte.

"Je m'adresse aux dirigeant militaires de la flotte de la mer Noire: tous les militaires doivent rester sur le territoire prévu par les accords. Tout mouvement de troupe armé sera considéré comme une agression militaire", a-t-il déclaré.

La Crimée, peuplée majoritairement de russophones, est la région d'Ukraine la plus susceptible de s'opposer aux nouvelles autorités en place à Kiev après le renversement de Viktor Ianoukovitch la semaine dernière, et dans cette région les pro-russes réclament la tenue d'un référendum sur le statut de la Crimée.

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