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La planète continuera de se réchauffer, selon un rapport

27/02/2014 10:43 EST | Actualisé 29/04/2014 05:12 EDT

Le ralentissement constaté dans le rythme du réchauffement climatique dans le monde n'est probablement qu'une pause dans la tendance à long terme à la hausse des températures, ont estimé jeudi les académies des sciences américaine et britannique.

Depuis une année 1998 exceptionnellement chaude, il y a « un ralentissement à court terme dans le réchauffement de la surface de la Terre », indiquent la Royal Society britannique et la National Academy of Sciences américaine dans un rapport.

Mais, disent ces deux instituts, cela « n'invalide pas notre compréhension des changements à long terme dans les températures mondiales provenant des changements, induits par les activités humaines, des émissions de gaz à effet de serre. »

Les scientifiques, dit le rapport, sont « persuadés » que la planète va se réchauffer au XXIe siècle, engendrant des vagues de chaleur, des sécheresses et une hausse du niveau des mers.

L'augmentation des gaz à effet de serre liés aux activités humaines, principalement par la combustion des énergies fossiles, réchauffe l'atmosphère et les océans, fait monter le niveau des mers et fait fondre la banquise, indique le rapport.

Tristes perspectives

Selon ses prévisions, les températures devraient augmenter de 2,6 à 4,8 degrés Celsius d'ici 2100 en l'absence de mesures énergiques prises par les États pour limiter les émissions de gaz à effet de serre, des estimations qui correspondent à celles des Nations unies.

Les températures ont augmenté d'environ 0,8°C depuis le 19e siècle.

Cette pause dans le réchauffement au niveau du climat est peut-être due à des changements dans les océans qui absorbent davantage de chaleur en provenance de l'atmosphère, indique le rapport. D'autres études pointent les éruptions volcaniques qui voilent le soleil ou une moindre intensité solaire.

Parmi les signes de hausse des températures, le rapport cite les canicules qui ont frappé l'Australie en 2013, les États-Unis en 2012, la Russie en 2010 et l'Europe en 2003. Les offensives du froid sont quant à elles moins nombreuses.

« Il est désormais plus certain que jamais, sur la base de nombreux éléments de preuves, que les humains sont en train de changer le climat de la Terre », dit le rapport.

L'an dernier, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) a porté 95 % la probabilité que les activités humaines, plutôt que les variations naturelles, aient été la principale cause du réchauffement depuis les années 50. Il chiffrait cette probabilité à 90 % lors de sa précédente estimation en 2007.

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