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Hélicoptère américain abattu en 2011: le Pentagone défend son action

27/02/2014 05:15 EST | Actualisé 29/04/2014 05:12 EDT

Des responsables militaires se sont expliqués jeudi devant des parlementaires américains à propos d'un rapport du Pentagone sur la perte d'un hélicoptère en Afghanistan en 2011, dont la véracité est mise en doute par une partie des familles de victimes.

Le 6 août 2011, des talibans réussissaient à abattre un hélicoptère de transport lourd Chinook alors qu'il était en mission pour aller capturer un chef taliban dans la province du Wardak (centre).

Les 30 Américains, essentiellement des Navy Seals, et huit Afghans à bord avaient péri.

Une partie des familles de victimes reproche au Pentagone de ne pas avoir fait toute la lumière sur l'incident du vol "Extortion 17", de ne pas avoir sanctionné les responsables de l'opération et de ne pas avoir traité les corps des occupants de l'hélicoptère de façon appropriée.

Jeudi, lors d'une audition devant une sous-commission de la chambre des Représentants, des responsables du Pentagone se sont efforcés de contrer ces accusations, pour beaucoup véhiculées à partir de rumeurs sur internet.

Parmi ces rumeurs, celle qu'un Afghan embarqué dans l'hélicoptère aurait renseigné les talibans sur le plan de vol ou encore que le Chinook n'était pas équipé et pas approprié pour une telle mission.

Le sous-secrétaire à la Défense chargé des opérations spéciales, Gary Reid, les a balayées d'un revers de main, affirmant devant les élus que tous les hélicoptères restaient vulnérables aux lance-roquettes RPG, tel que celui employé le 6 août 2011.

Des Chinook avaient déjà été abattus en Afghanistan en 2002 et en 2005, selon lui. Son grand rayon d'action et sa capacité à voler au-dessus de terrains élevés comme en Afghanistan ont fait de cet hélicoptère la bête de somme du transport de troupes dans le pays.

"Le fait est que nous aurons toujours à jongler entre le besoin d'envoyer des troupes rapidement sur le terrain et le danger de tirs ennemis" et de vols en rase-motte, a-t-il fait valoir.

"Les pilotes et l'équipage du Chinook avaient planifié avec attention leur vol, en fonction de tactiques éprouvées, en entrant de façon délibérée dans la vallée par une autre direction que celle utilisée plus tôt cette nuit-là", a-t-il plaidé.

Seuls l'équipage de l'hélicoptère et les Seals, mais pas les Afghans à bord, connaissaient le plan de vol, selon lui. La roquette avait été tirée à une distance inférieure à 250 mètres, ne laissant aucune chance au pilote de tenter des manoeuvres d'évitement, a-t-il ajouté.

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