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Égypte: des rassemblements pour réclamer la libération des journalistes détenus

27/02/2014 03:40 EST | Actualisé 29/04/2014 05:12 EDT

TORONTO - Des membres de la communauté journalistique et des citoyens ont pris part à une journée internationale d'action dans plusieurs métropoles du monde, jeudi, afin de réclamer la libération de journalistes d'Al-Jazeera, dont un Canadien, emprisonnés au Caire depuis près de deux mois.

Au Canada, deux rassemblements ont été organisés sous le thème «Le journalisme n'est pas un crime».

À Montréal, la Coalition égyptienne canadienne pour la démocratie et les Canadiens pour la justice et la paix au Moyen-Orient avaient convié le public devant le consulat égyptien, alors qu'à Toronto, les Journalistes canadiens pour la liberté d'expression avaient appelé les citoyens à se réunir au square Nathan Phillips.

Le Canadien Mohamed Fahmy et ses collègues, l'Australien Peter Greste et l'Égyptien Baher Mohamed, ont été arrêtés le 29 décembre; ils sont notamment accusés d'être membres d'une organisation terroriste et de soutenir une organisation terroriste.

Leurs interpellations se sont inscrites dans le cadre de la répression massive des Frères musulmans, un groupe islamiste que le nouveau gouvernement égyptien soutenu par l'armée a étiqueté d'organisation terroriste.

Le régime actuel soutient qu'Al-Jazeera est biaisée et soutient les Frères musulmans, une allégation que nie la chaîne d'information en continu.

«Ce sont des reporters, des producteurs et des journalistes, et ils ont été jetés en prison pour avoir fait leur travail. C'est injuste», a dénoncé Tom Henheffer, directeur exécutif des Journalistes canadiens pour la liberté d'expression, à Toronto. «C'est crucial qu'on se rassemble pour un de nos concitoyens canadiens et qu'on se batte pour le faire sortir de prison.»

Des rassemblements similaires ont eu lieu dans plusieurs villes à travers le monde, dont Londres, Beyrouth et Nairobi.

Sur internet, on a vu circuler jeudi des photos montrant des journalistes rassemblés dans diverses salles de nouvelles sous des banderoles réclamant la libération des journalistes d'Al-Jazeera.

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