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États-Unis : une poursuite de deux condamnés à mort

26/02/2014 09:25 EST | Actualisé 28/04/2014 05:12 EDT

Deux prisonniers condamnés à la peine de mort en Oklahoma intentent une poursuite contre les autorités correctionnelles de l'État et exigent des détails concernant le type de médicaments qui servira à leur exécution, de même que leur provenance.

La loi empêche quiconque de divulguer l'identité des entreprises qui fournissent les trois médicaments utilisés dans la mise à mort des détenus condamnés à la peine capitale. Les avocats de Charles Warner et Clayton Lockett craignent que leurs clients souffrent lors de leur exécution si l'État ne révèle pas la nature de ces produits.

L'Oklahoma et d'autres États appliquant la peine capitale aux États-Unis peinent à s'approvisionner en substances létales depuis que certaines compagnies pharmaceutiques majeures, dont plusieurs sont établies dans des pays européens opposés à la peine de mort, ont cessé de vendre leurs produits aux prisons et services correctionnels.

Les autorités de l'Oklahoma refusent de dévoiler l'identité de leurs fournisseurs par crainte d'éventuelles représailles contre eux, a expliqué mercredi le porte-parole du service correctionnel de l'État, Jerry Massie.

Mourir dans la douleur, craignent les avocats

Les avocats de Warner et Lockett ne contestent pas le verdict de peine capitale ni le recours à des injections létales, mais plutôt le fait que la politique de l'État empêche de dévoiler comment les deux condamnés seront mis à mort.

Certaines pharmacies américaines fournissent, sous la supervision de comités spéciaux, des médicaments « sur mesure » pour un besoin particulier. Les avocats ont indiqué qu'une pharmacie de ce genre à Tulsa, en Oklahoma, pourrait avoir fourni le mélange létal au pénitencier.

De telles pharmacies n'étant pas réglementées par la Food and Drug Administration des États-Unis (FDA), les deux condamnés risquent de mourir dans la douleur, ont plaidé les avocats.

Warner et Lockett, tous deux reconnus coupable de meurtres en 1999 et 1997, doivent être exécutés le 20 et le 27 mars.

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