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Rome: la restauration de la célèbre galerie des Carrache va débuter

26/02/2014 01:14 EST | Actualisé 28/04/2014 05:12 EDT

La restauration de la galerie des Carrache, chef-d'oeuvre de la Renaissance et fleuron du Palais Farnèse, siège de l'ambassade de France à Rome, va débuter en mars et devrait durer environ un an.

Peinte à la fin du 16ème siècle, la galerie représente les amours des dieux d'après les Métamorphoses d'Ovide. Elle "reste pour les historiens de l'art l'un des exemples les plus parfaits de la peinture et de la sculpture de la renaissance", rappelle à l'AFP Erkki Maillard, ministre-conseiller de l'ambassade.

"C'est un peu notre petite chapelle Sixtine!", ajoute le numéro deux de l'ambassade lors d'une dernière visite organisée pour la presse avant que la galerie ne soit fermée pour travaux.

La galerie tire son nom d'une série de magnifiques fresques peintes entre 1598 et 1608 par Annibale Carracci (Carrache en français), son frère Agostino et leurs élèves.

"A première vue, on est frappé par sa beauté, son ambiance, son harmonie", relève Bertrand du Vignaud, président de la World Monuments Fund en Europe (WMF Europe) qui finance la totalité de la restauration.

"Mais il y a de vrais problèmes de soulèvement, énormément de fentes, ainsi que des problèmes de nettoyage et de consolidation", ajoute-t-il.

La célèbre voûte de la galerie a été restaurée à plusieurs reprises, dès le 17ème siècle, mais c'est la première fois que les murs latéraux seront traités. "Les études ont montré qu'ils étaient beaucoup plus clairs, il y aura un véritable problème d'harmonisation pour arriver à redonner à la galerie sa fraîcheur et sa beauté originelle", explique M. du Vignaud.

Depuis le lancement du projet il y a quatre ans, un comité scientifique international a été créé et de nombreuses réunions ont été menées par l'ambassadeur de France Alain Le Roy, afin que les experts se prononcent sur les problèmes à résoudre et les solutions à apporter.

D'un coût total d'un million d'euros -- 800.000 euros financés par le WMF grâce à des mécènes, en particulier l'Américain Robert Wilson, et la Fondation de l'Orangerie, et 200.000 euros d'études préliminaires versés par le gouvernement italien --, la restauration "ne coûte pas un centime au contribuable français", insiste M. Maillard.

Les travaux ont été confiés après appel d'offres à un groupe d'entreprises italiennes, ATI Farnese, choisi parmi 18 candidatures.

Le World Monuments Fund Europe (WMF Europe) est la plus importante organisation internationale privée consacrée à la sauvegarde des monuments historiques et des sites dans le monde. Elle célèbrera ses 50 ans l'an prochain avec une série d'événements prestigieux, comme la restauration de la galerie Farnèse, mais aussi celle d'un des palais de la Cité interdite à Pékin et du coeur de la cathédrale d'Albi (France).

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