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Rendement de 13,1 % pour la Caisse de dépôt

26/02/2014 11:19 EST | Actualisé 28/04/2014 05:12 EDT

La forte progression des marchés boursiers a permis à la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) de générer un rendement moyen de 13,1 % en 2013, une preuve que la stratégie d'investissement de la Caisse « porte fruit », selon le président et chef de la direction, Michael Sabia.

Ce rendement dépasse de 0,5 % l'indice de référence et est supérieur à celui de 9,6 % enregistré en 2012.

L'actif net des déposants a atteint 200,1 milliards de dollars au 31 décembre 2013, une hausse de près de 25 milliards de dollars en un an.

Le rendement annualisé sur quatre ans atteint 10 %.

Marchés boursiers

Ces bons résultats sont attribuables en grande partie à la performance des marchés boursiers, surtout aux États-Unis. Le portefeuille des actions a connu la progression la plus fulgurante avec un rendement de 22,9 % ou 18,2 milliards de dollars.

La Régie des rentes du Québec est le déposant qui a enregistré le meilleur résultat en 2013. Les rendements des huit plus grands déposants ont varié entre 8,9 % et 15,5 % l'an dernier. Cette variation s'explique par la forte progression des marchés boursiers jumelée à un rendement négatif de 1,2 % pour les marchés obligataires.

Incertitude

M. Sabia a également donné un aperçu de sa stratégie pour les prochains mois.

« Nous entrons maintenant dans une période de normalisation qui nous entraînera en terrain inconnu et créera beaucoup d'incertitude. Dans ce contexte, nous allons continuer d'être sélectifs et de miser sur la gestion en absolu et une connaissance en profondeur des entreprises et des marchés dans lesquels nous investissons pour générer des rendements stables, aussi loin que possible des humeurs de marché. »

 La Caisse souligne qu'elle a poursuivi le déploiement de sa nouvelle stratégie d'investissement en 2013, qui a été guidée par quelques grandes orientations :

  • Augmenter les investissements au Québec (les actifs de la Caisse au Québec ont atteint 53,8 milliards de dollars au 31 décembre 2013)
  • Miser sur la gestion en absolu (avec un portefeuille, géré sans tenir compte des indices, qui vise des rendements plus stables avec un risque diminué)
  • Investir dans des actifs moins liquides, en infrastructure et en immobilier
  • Renforcer son expertise au sujet des pays émergents

« Nous allons continuer, en 2013, d'aider les petites et moyennes entreprises en plus de nous pencher sur le secteur manufacturier, notamment, qui peut stimuler l'économie », a souligné Michael Sabia.

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