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Programme fédéral d'infrastructures : les maires des grandes villes font front commun

26/02/2014 02:31 EST | Actualisé 27/04/2014 05:12 EDT

Après avoir obtenu l'appui des maires du Québec, Régis Labeaume obtient celui des maires des grandes villes du pays dans sa nouvelle croisade pour convaincre le gouvernement conservateur d'inclure le financement des équipements sportifs dans son nouveau programme d'infrastructures.

« Tous les collègues autour de la table nous ont appuyés en demandant au gouvernement fédéral de ramener l'éligibilité des infrastructures de loisirs et de sports dans le programme. On va demander au gouvernement fédéral de nous écouter un petit peu parce que là, ça fait l'unanimité », a commenté Régis Labeaume en marge de la rencontre des maires de la Fédération canadienne des municipalités à Ottawa.

Le maire de Québec attend plus de 32 millions de dollars d'Ottawa pour la réalisation du projet d'anneau de glace couvert. La Ville et le gouvernement du Québec ont déjà annoncé leur intention d'en mettre autant. Régis Labeaume reproche maintenant au ministre conservateur des Infrastructures, Denis Lebel, de ne pas tenir ses promesses dans ce dossier.

« La Ville [de Québec] pour un centre d'entraînement national met 32 millions. Je trouve qu'on fait notre part. Ça fait trois ans que Denis nous dit qu'on devrait attendre le nouveau programme d'infrastructures. Et rendu là, ça ne marche pas. Le problème ce n'est pas nous autres », a dénoncé Régis Labeaume.

Mais les maires devront faire vite pour faire bouger le fédéral. Le nouveau Fonds Chantiers Canada, qui injectera 14 milliards de dollars au cours des dix prochaines années dans les infrastructures au pays, entre en fonction le 1er avril. 

Le ministre québécois des Affaires intergouvernementales Alexandre Cloutier voit d'un bon oeil la pression exercée par les grandes villes canadiennes pour faire entendre raison au fédéral.  

« Les municipalités disent que ça n'a pas de bon sens, le gouvernement dit ça n'a pas de bon sens. À un moment donné, je pense qu'ils vont devoir entendre raison pour l'économie du Québec », plaide le ministre qui dénonce la volonté du gouvernement fédéral « d'imposer une négociation projet par projet. »

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