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Premier appel du pape pour le "pardon" et le "dialogue" au Venezuela

26/02/2014 05:16 EST | Actualisé 28/04/2014 05:12 EDT

Le pape François a lancé mercredi sur la place Saint-Pierre un appel aux responsables politiques et au peuple vénézuélien très majoritairement catholique pour que "le pardon réciproque et un dialogue sincère" l'emportent.

"J'espère vivement que cessent aussi vite que possible les violences et les hostilités et que tout le peuple vénézuélien, à commencer par les responsables politiques et institutionnels, se mobilisent pour favoriser la réconciliation nationale", a ajouté le pape argentin, lors de l'audience générale, en référence aux trois semaines de protestations qui ont fait moins 14 morts et 140 blessés.

Cette réconciliation nationale "doit se faire par le pardon réciproque et un dialogue sincère, respectueux de la vérité et de la justice, capable d'affronter des thèmes concrets pour le bien commun".

"Pendant que je vous assure de ma prière constante et fervente, en particulier pour ceux qui ont perdu la vie dans les affrontements et pour leurs familles, j'invite tous les croyants à élever des supplications à Dieu, pour qu'intercède maternellement Notre Dame de Coromoto et que le pays retrouve rapidement la paix et la concorde", a-t-il ajouté, dans un appel particulièrement long, par rapport à ceux qu'il fait habituellement pour d'autres conflits.

Le premier pape d'Amérique Latine intervient assez peu sur les questions de son continent, comme s'il était attentif à son rôle de pasteur universel, soucieux de ne pas privilégier le monde catholique qu'il connait le mieux.

En juin dernier, François avait reçu le nouveau président Nicolas Maduro, successeur de Hugo Chavez. Il avait évoqué avec lui "la contribution décisive" et la "présence historique" de l'Eglise.

En novembre, le chef de l'opposition vénézuélienne, Henrique Capriles, était venu demander au pape François d'intercéder pour le dialogue politique face aux "menaces" et au "chantage" du "régime" du président Maduro.

Hugo Chavez, mort en février, était très croyant comme la plupart des Vénézuéliens, mais sa politique socialiste et nationaliste était contestée par les conservateurs catholiques.

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