NOUVELLES

Mali: un véhicule d'une ONG saute sur une mine à Kidal, deux blessés

26/02/2014 01:16 EST | Actualisé 28/04/2014 05:12 EDT

Un véhicule de l'ONG Médecins du Monde a sauté sur une mine mercredi à Kidal, chef-lieu de région dans l'extrême nord-est du Mali, faisant deux blessés graves, a appris l'AFP de sources concordantes.

"Vers midi (12H00 GMT) ce mercredi 26 février, un véhicule de Médecins du Monde a sauté sur une mine, sur la route allant de Kidal vers l'aéroport (de la ville). Les deux occupants du véhicule, dont le chauffeur, sont grièvement blessés", a affirmé l'ONG dans un communiqué reçu par l'AFP.

"A ce stade, aucun élément n'indique que Médecins du Monde a été ciblée", a-t-elle précisé, ajoutant qu'elle "met tout en oeuvre pour assurer les soins des deux membres de ses équipes, ainsi que pour soutenir leurs familles et collègues".

L'information avait auparavant été rapportée à l'AFP par une source militaire africaine et un responsable local de la police malienne joints à Kidal, ville située à plus de 1.500 km de Bamako, la capitale.

D'après la source militaire africaine, la voiture accidentée "appartenait à Médecins du Monde-Belgique. Elle a sauté sur une mine juste à côté de l'aérodrome de Kidal. Il y a eu au moins deux blessés, tous des Maliens".

"Nous fouillons le secteur pour savoir si des mines n'ont pas été posées sur l'aérodrome", avait-elle poursuivi.

Pour le responsable local de la police malienne, "la sécurité de l'aéroport de Kidal et de ses alentours se pose clairement".

Kidal est le fief des Touareg et de leur rébellion, qui avait entraîné le Mali dans une profonde crise politico-militaire de 18 mois entre 2012 et 2013.

Cette crise a été marquée par une occupation des régions du Nord malien par des groupes jihadistes alliés d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui ont été en partie chassés par une intervention armée internationale lancée en janvier 2013 par la France.

Les jihadistes ont été affaiblis par les interventions internationales mais ils demeurent actifs dans le nord du Mali, commettant à intervalles réguliers des attaques meurtrières. Et Kidal reste la ville de tous les dangers, où l'armée et l'administration maliennes peinent toujours à imposer leur autorité.

sd-cs/mba

PLUS:hp