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L'Université Laval prend au sérieux les cas de tricherie

26/02/2014 05:08 EST | Actualisé 27/04/2014 05:12 EDT

Quelque 56 étudiants se sont fait prendre pour tricherie ou plagiat à l'Université Laval en 2011-2012, soit l'un des plus bas taux recensés dans les universités canadiennes en ce qui a trait aux étudiants sanctionnés pour malhonnêteté. 

L'institution qui accueille 44 000 étudiants dit prendre le problème très au sérieux. Un comité a été mis sur pied il y a deux ans afin de mieux comprendre le phénomène et des mesures ont été prises pour prévenir la tricherie.

Le principe de la tolérance zéro est mis de l'avant par l'institution qui insiste toutefois sur la sensibilisation des étudiants, mentionne le vice-recteur aux études et aux activités internationales à l'Université Laval, Bernard Garnier. « Je pense qu'on fait une bonne job. Pour nous, l'intégrité dans les études, c'est une valeur fondamentale. On a mis en place tout un système pour sensibiliser la communauté universitaire », soutient Bernard Garnier.

Les sanctions prévues à l'endroit des tricheurs sont particulièrement sévères à l'Université Laval, selon Bernard Garnier. Elles vont de l'échec à une mise en probation de l'étudiant jusqu'à l'exclusion complète du programme. « C'est quand même très sévère et dépendant des cas, on peut rappeler le diplôme s'il y a lieu, par exemple, dans les cas de maîtrises et doctorat. »

M. Garnier admet néanmoins que le défi est souvent de taille pour prendre sur le fait les étudiants fautifs puisque les moyens de tricher se multiplient. Des étudiants vont même jusqu'à payer quelqu'un pour faire le travail à leur place.

Les professeurs disposent toutefois de nouveaux outils pour cibler les fautifs, comme ces logiciels qui détectent dans un travail les extraits qui ont été copiés sur Internet. Les professeurs exigent aussi des critères très particuliers dans les travaux demandés aux étudiants à l'Université Laval.

« En variant les critères au fil des sessions, ça rend le travail de plagiat très difficile », note Bernard Garnier qui ajoute que certains étudiants font aussi parfois preuve de maladresse en omettant de citer leurs sources.

Si un étudiant est surpris avec son téléphone intelligent pendant un examen par ailleurs, l'appareil devient un objet de fraude et l'étudiant doit s'expliquer devant un comité de discipline.

Guillaume Descoteaux, président de la Confédération des associations des étudiants et étudiantes de l'Université Laval, CADEUL, croit pour sa part que les étudiants doivent être mieux informés.

« Certains cas, c'est vraiment un manque d'information. Ça, on travaille beaucoup là-dessus », dit-il.

La sensibilisation auprès des professeurs et des associations étudiantes demeure un élément clé à l'Université Laval pour prévenir les cas de tricherie.

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