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Le pétrole monte à New York, dopé par le recul des stocks de brut de Cushing

26/02/2014 03:21 EST | Actualisé 28/04/2014 05:12 EDT

Le pétrole s'est apprécié mercredi à New York, soutenu par une progression moins importante que prévu des stocks de brut aux Etats-Unis et le recul des réserves du terminal pétrolier américain de Cushing, des signes jugés encourageants pour la demande.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en avril a gagné 76 cents, à 102,59 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

La parution du rapport hebdomadaire du département américain de l'Energie (DoE) a redonné de la vigueur aux prix du brut coté à New York dans la matinée, en faisant état de chiffres de bon augure pour la demande du premier consommateur d'or noir de la planète.

Les réserves de brut du pays ont enregistré une hausse largement moins importante qu'attendu, progressant de 100.000 barils, soit huit fois moins que prévu en moyenne par les analystes.

Plus fondamentalement, "le DoE a montré que les stocks continuaient à décroître au terminal pétrolier de Cushing", dans l'Oklahoma (centre-sud des Etats-Unis), "ce qui a soutenu les cours", a relevé Andy Lipow de Lipow Oil Associates.

Les réserves du terminal pétrolier de Cushing, qui servent en effet de référence au WTI, ont à nouveau reculé la semaine dernière, diminuant de 1,1 million de barils par rapport à la semaine précédente, à 34,8 millions de barils.

En raison de l'inadéquation des infrastructures d'acheminement de brut, ces stocks avaient gonflé à des niveaux record l'an dernier, pesant sur les cours du pétrole américain. Mais depuis la mise en route en janvier d'une extension de la partie sud de l'oléoduc Keystone, l'acheminement de volumes croissants de brut jusqu'aux raffineries du golfe du Mexique a permis d'entamer une décongestion progressive de ce terminal.

Le nouveau recul de ces stocks est un "signe que le WTI est en route vers une normalisation en tant que brut mondial de référence aux côtés du Brent, comme le montre la baisse croissante de l'écart entre ses prix et ceux" du brut londonien, a commenté Matt Smith, analyste en matières premières de Schneider Electric.

La différence des prix entre le WTI et le Brent évolue depuis lundi à des niveaux plus vus depuis début octobre, a relevé Bob Yawger de Mizuho Securities USA.

D'autre part, bien que les réserves de produits distillés (dont le gazole et le fioul de chauffage) aient légèrement augmenté de 300.000 barils, mettant contre toute attente un terme à une série de six semaines de recul consécutives, elles restent en chute de 9,0% sur un an.

"La demande en produits distillés continue à être forte en raison des températures très froides" que connaissent les Etats-Unis par vagues successives depuis le début de l'année, a précisé M. Lipow. "Et cela devrait durer puisque l'on prévoit encore une dizaine de jours d'un tel climat", a-t-il ajouté.

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