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La Russie renforce son aide à la Syrie, déplore John Kerry

26/02/2014 02:19 EST | Actualisé 28/04/2014 05:12 EDT

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a accusé mercredi la Russie de renforcer son aide au régime syrien, tout en réaffirmant les grandes réticences de Washington à s'engager dans ce conflit armé pour épauler la rébellion.

M. Kerry, dont l'administration a renoncé à la dernière minute l'été dernier à une intervention militaire en Syrie, a une nouvelle fois fustigé le régime du président Bachar al-Assad pour se livrer à "une tuerie en série de (son) propre peuple".

"Ce qu'il fait est scandaleux, impensable, inadmissible, honteux, veule et affreux. Nous le savons tous, tout le monde le sait", a martelé le chef de la diplomatie américaine sur la télévision MSNBC.

Il a rappelé que l'administration de Barack Obama "était particulièrement impliquée pour essayer de faire la différence, de la manière qu'on a choisie, dans le cadre de la loi que nous estimons adéquat".

Les Etats-Unis privilégient la voie diplomatique pour tenter de stopper la guerre en Syrie, mais les négociations entre Damas et l'opposition, dans le cadre du processus de Genève, ont échoué le 15 février sans qu'une date de reprise n'ait été annoncée.

M. Kerry, dont le pays soutient les rebelles syriens, avait ensuite accusé la Russie de "favoriser la surenchère" du président Assad, ce que Moscou avait démenti.

"Franchement, la Russie dope son assistance à Assad. Je ne trouve pas cela constructif pour les efforts qui sont faits pour tenter de le faire changer d'avis et pour qu'il décide de négocier de bonne foi", a encore déploré le secrétaire d'Etat.

Il a réaffirmé que Barack Obama "réexaminait en permanence les options à sa disposition". "Le président n'en exclut aucune. Aucune", a assuré M. Kerry.

Mais "il existe des limites à la capacité de toute nation à simplement sortir du bois spontanément et à recourir à la force militaire quand elle le désire", a tempéré le chef de la diplomatie américaine, un grand sceptique de l'interventionnisme militaire à tout crin.

"Il y a des lois à respecter, il y a un processus. A moins qu'une nation ne vous invite à le faire, à moins que vous ne le fassiez pour vous défendre, à moins que vous n'ayez une résolution de l'ONU, il y a de grandes limites à ce que vous pouvez faire", a argumenté M. Kerry, interrogé sur les pressions d'une partie du Congrès pour une intervention américaine en Syrie.

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