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La Banque Royale prête aux consommateurs à un rythme moins élevé qu'avant

26/02/2014 06:45 EST | Actualisé 28/04/2014 05:12 EDT

TORONTO - La Banque Royale (TSX:RY) a vu la croissance de son secteur du crédit à la consommation ralentir, et cela constitue une bonne chose, a affirmé mercredi le chef de la direction de RBC, Gordon Nixon.

«Il ne faut aucun doute que la croissance de la dette à la consommation ne peut continuer au rythme qui était le sien ces dernières années», a-t-il déclaré.

M. Nixon, dirigeant de l'une des plus importantes banques au Canada, a toutefois fait remarquer que le secteur du crédit à la consommation de RBC continuait de croître d'environ cinq pour cent.

«Ce n'est plus aussi robuste qu'avant, mais cela demeure un marché en bonne santé», a-t-il dit.

Ces dernières années, les Canadiens ont tiré profit de faibles taux d'intérêt records pour emprunter fortement, de sorte qu'ils se sont lourdement endettés.

On s'attend maintenant à ce que les taux d'intérêt augmentent lors des années à venir, et les décideurs ont multiplié les mises en garde quant à ce que cela pourrait signifier pour le marché immobilier et l'économie en général.

M. Nixon a tenu ces propos après que la banque eut fait état de profits de 2,09 milliards $ pour son premier trimestre et annoncé une hausse de 4 cents de son dividende trimestriel, à 71 cents par action.

Le bénéfice net de la Royale représente 1,38 $ par action, sur des revenus de 8,45 milliards $ pour la période de trois mois terminée le 31 janvier. La banque avait réalisé un bénéfice net de 2,05 milliards $, ou 1,34 $ par action, à partir de revenus de 7,86 milliards $, un an plus tôt.

Les plus récents résultats comprennent une perte de 60 millions $ liée à la vente des activités de RBC en Jamaïque ainsi que des charges de restructuration de 40 millions $ concernant ses activités dans les Antilles.

Abstraction faite des éléments non récurrents, la Banque Royale a enregistré au premier trimestre un bénéfice net de 2,18 milliards $, ou 1,44 $ par action, en hausse comparativement à celui de 2,05 milliards $, ou 1,34 $ par action, de la même période un an auparavant.

Le bénéfice de base s'est quant à lui chiffré à 1,47 $ par action, ce qui est supérieur aux attentes de 1,44 $ par action qu'entretenaient les analystes.

M. Nixon a indiqué que RBC maintenait son engagement envers les Antilles, mais qu'elle consolidait ses activités, éliminait des emplois et réduisait la structure de son siège social afin d'améliorer sa situation.

M. Nixon a par ailleurs affirmé mercredi que la banque était à la recherche d'acquisitions afin de favoriser la croissance de son secteur de la gestion de patrimoine. Il a cependant ajouté que plusieurs des options qui se présentaient à l'institution bancaire étaient trop coûteuses.

L'an dernier, M. Nixon a annoncé qu'il quitterait ses fonctions de chef de la direction le 1er août. Son successeur désigné est David McKay, chef des services aux particuliers et aux entreprises chez de l'institution.

À la Bourse de Toronto, mercredi, les actions de la Banque Royale ont clôturé à 72,09 $, en baisse de 61 cents par rapport à leur précédent cours de fermeture.

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