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France: tensions politiques, l'opposition boycotte une séance de l'Assemblée nationale

26/02/2014 09:47 EST | Actualisé 28/04/2014 05:12 EDT

L'opposition de droite a boycotté mercredi une séance de questions-réponses avec le gouvernement à l'Assemblée nationale, une décision rare qui traduit une dégradation du climat politique à l'approche d'élections municipales.

Le boycott, qui s'est traduit par des travées vides dans la partie droite de l'hémicycle, fait suite à un échange acrimonieux la veille entre un député du principal parti d'opposition UMP et le ministre de l'Intérieur Manuel Valls.

Après avoir été accusé par un parlementaire de droite de complaisance avec des groupes d'ultra-gauche responsables de saccages le week-end dernier lors d'une manifestation contre un projet d'aéroport à Nantes (ouest), le ministre socialiste avait répliqué en rappelant le passé d'extrême droite du député Claude Goasguen.

Mercredi, le président socialiste de l'Assemblée nationale a ouvert la séance avec une déclaration solennelle appelant à "un climat plus apaisé" lors de la reprise des travaux parlementaires après les municipales des 23 et 30 mars.

Pour le ministre du Travail Michel Sapin, les élus de droite sont seuls responsables de la montée de tension entre majorité et opposition. "Cet espèce d'énervement, de huées, de cris", dans l'enceinte de l'Assemblée nationale "ce n'est pas ça une démocratie! Ils vont trop loin", a-t-il jugé.

Chef de file des députés UMP, Christian Jacob a dénoncé de son côté des "propos ignobles" du ministre de l'Intérieur et réclamé des "excuses formelles" du gouvernement, refusées par ce dernier.

La majorité socialiste-verte au pouvoir, très impopulaire comme le président François Hollande, craint un sérieux revers lors des municipales en mars, et les commentateurs ne spéculent plus que sur l'ampleur de la défaite. Les rumeurs de remaniement ont repris de plus belle ces derniers jours en France, certains médias parlant d'avril et d'un futur gouvernement resserré, avec ou sans Jean-Marc Ayrault à sa tête.

bur-prh/nou/ros

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