NOUVELLES

Centrafrique: la présidente exhorte Français et Africains à faire cesser les violences

26/02/2014 12:02 EST | Actualisé 28/04/2014 05:12 EDT

La présidente de transition centrafricaine Catherine Samba Panza a "exhorté" mercredi les forces française et africaine en Centrafrique "à faire usage réellement des mandats" de l'ONU pour "mettre hors d'état de nuire les éléments incontrôlés" dans son pays.

La présidente centrafricaine a estimé qu'il y avait une "spirale de violence exploitée par des gens qui n'ont pas intérêt à ce que la stabilité revienne dans ce pays", lors d'une conférence de presse donnée dans son bureau au palais présidentiel, à Bangui.

"A cet effet j'exhorte la Misca (force de l'Union africaine), Sangaris (force française), à faire usage réellement des mandats qui leur sont donnés dans le cadre des résolutions des Nations unies pour mettre hors d'état de nuire ces éléments incontrôlés qui nous empoisonnent la vie", a-t-elle affirmé.

La résolution 2127 adoptée par l'ONU le 5 décembre 2013 autorise notamment les forces internationales à "rétablir la sécurité et l'ordre public" en Centrafrique.

"D'autres ont le dessein de faire une partition de la Centrafrique" dans le Nord, en cherchant à "mettre le pays en ébullition pour dire que les communautés musulmanes sont maltraitées pour avoir des réactions", a-t-elle dit en référence aux ex-rebelles Séléka, majoritairement musulmans, dont beaucoup sont originaires du nord du pays.

Après leur prise de pouvoir en mars 2013, les combattants Séléka avaient multiplié les exactions contre les chrétiens, largement majoritaires dans le pays. Ces derniers ont alors formé des milices d'autodéfense, les anti-balaka, qui s'en prennent désormais aux civils musulmans, alors que les Séléka ont depuis été chassés de Bangui.

Interrogée par l'AFP sur la halte probable du président français François Hollande à Bangui vendredi, au retour d'un déplacement prévu au Nigeria, Mme Samba Panza a répondu: "Vous m'apprenez la visite de François Hollande vendredi".

Elle a estimé que cette visite permettrait d'aborder "la sécurisation du pays", "l'appui humanitaire et l'aide budgétaire" dont ont besoin les Centrafricains.

Le Parlement français a approuvé mardi une prolongation de l'intervention française, lancée le 5 décembre, au-delà des quatre mois initialement prévus.

sj/cl/mba

PLUS:hp