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Bagdad dément la signature d'un contrat d'achat d'armes avec l'Iran

26/02/2014 06:47 EST | Actualisé 28/04/2014 05:12 EDT

L'Irak a démenti mercredi avoir signé un contrat d'achat d'armes et de munitions avec l'Iran, qui violerait les sanctions internationales imposées à Téhéran, après des mises en gardes américaines.

Le ministère de la Défense a indiqué que plusieurs sociétés internationales, dont une iranienne, avaient cherché à fournir à l'Irak des munitions avec des équipements de vision nocturne.

Mais contrairement à des informations de presse, "aucun contrat n'a été signé avec la compagnie iranienne", a assuré le ministère dans un communiqué mis en ligne mardi sur le site du ministère.

Le chef de la diplomatie, Hoshyar Zebari, a également démenti l'existence d'un contrat d'armement entre les deux pays.

"Nous observons les règlements et régulations internationales et nous respectons les résolutions de l'ONU", a-t-il déclaré à Téhéran, lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue iranien Mohammad Javad Zarif.

"Nos amis iraniens sont conscients de la situation dans laquelle nous sommes", a-t-il ajouté.

Les Etats-Unis ont pressé lundi l'Irak de s'expliquer sur des informations de presse faisant état d'un contrat d'achat d'armement par Bagdad auprès de Téhéran.

"Tout transfert d'armes de l'Iran vers un pays tiers est une violation directe de la résolution 1747 du Conseil de sécurité de l'ONU", a indiqué la porte-parole du département d'Etat Jennifer Psaki, en référence à un texte de sanctions relatif au programme nucléaire iranien controversé.

"Nous cherchons à y voir plus clair sur cette question auprès du gouvernement irakien afin d'être sûrs que les responsables irakiens comprennent bien quelles sont les limites du droit international en termes de commerce d'armes avec l'Iran", a encore protesté la porte-parole, sans pour autant confirmer ces informations.

Les Etats-Unis sont de loin le premier fournisseur d'équipements militaires à l'Irak, Mme Psaki affirmant que son pays lui avait fourni plus de 15 milliards de dollars d'équipements et de formation.

Washington s'est par ailleurs engagé à accélérer ses livraisons de missiles Hellfire et de drones de surveillance à Bagdad pour l'aider à lutter contre les insurgés, qui se sont emparés en début d'année de Fallouja et de quartiers de Ramadi, deux villes de l'ouest du pays.

Mais des responsables irakiens se sont plaints de la lenteur de la livraison de certaines armes américaines, plusieurs pays en profitant ainsi pour chercher à offrir leurs services à Bagdad.

Les ministres russe et chinois des Affaires étrangères ont notamment discuté de ventes d'armes lors de récentes visites dans la capitale irakienne.

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