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Violences en Libye: "profonde préoccupation" de l'ONU (communiqué)

25/02/2014 09:43 EST | Actualisé 27/04/2014 05:12 EDT

La mission de l'ONU en Libye (Unsmil) a exprimé mardi sa "profonde préoccupation" face à la poursuite des violences en Libye, au lendemain de l'assassinat de sept Egyptiens dans l'est du pays.

"L'Unsmil exprime sa profonde préoccupation face à la poursuite des violences, y compris les assassinats, les attentats, les enlèvements et les attaques (...) ayant visé des juges, des membres des forces de sécurité, des militants, des civils, des ressortissants arabes et étrangers ainsi que (...) les missions diplomatiques".

Dans un communiqué, l'ONU appelle "les responsables et toutes les forces du pays à faire tout leur possible pour mettre fin à tous les actes qui menacent la stabilité en Libye, mettent la sécurité de ses habitants en danger et portent atteinte à la dignité humaine".

Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en octobre 2011, la Libye est en proie à l'anarchie et une escalade de la violence, en particulier dans l'est du pays, théâtre d'assassinats et d'attaques quasi-quotidiennes contre les forces des sécurité, les ressortissants étrangers et les missions diplomatiques.

Lundi encore, les corps de sept chrétiens égyptiens tués par balles ont été retrouvés près de Benghazi, chef-lieu de l'est libyen, fief des islamistes extrémistes.

Par ailleurs, une roquette a explosé samedi soir tout près du consulat tunisien à Benghazi, provoquant de légers dégâts mais sans faire de victimes.

Le consulat de Tunisie est l'une des rares représentations diplomatiques encore ouvertes à Benghazi.

La multiplication des attaques visant des diplomates, en particulier occidentaux, a en effet poussé la plupart d'entre eux à quitter Benghazi, bastion de la révolution libyenne de 2011. L'attaque la plus spectaculaire avait visé le consulat américain le 11 septembre 2012, et causé la mort de l'ambassadeur américain Chris Stevens et de trois autres Américains.

Ces attentats, souvent attribués à des islamistes extrémistes, n'ont jamais été revendiqués et jusqu'à présent, les autorités de transition n'ont pas été en mesure d'identifier et d'arrêter leurs responsables.

ila/sw

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