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Plaidoyer de Renzi pour l'Europe avant le vote de confiance

25/02/2014 02:11 EST | Actualisé 27/04/2014 05:12 EDT

Le Premier ministre italien Matteo Renzi a critiqué mardi les eurosceptiques, affirmant que l'Italie est cruciale pour l'avenir de l'Europe dans son discours prononcé devant les députés avant un vote de confiance.

"L'Europe n'est pas notre ennemie", a déclaré le plus jeune chef de gouvernement de l'Union européenne (39 ans), avant un vote sans surprise, son mouvement, le Parti démocrate (centre-gauche), étant largement majoritaire à la Chambre des députés.

Pour M. Renzi, la présidence de l'Union européenne que l'Italie assurera au second semestre 2014 est "une gigantesque opportunité".

"Aujourd'hui l'Europe ne donne pas d'espoir parce que le débat européen s'est réduit à des virgules et des pourcentages", a ajouté l'ex-maire de Florence qui n'a aucune expérience gouvernementale ou parlementaire.

"Nous voulons une Europe à laquelle l'Italie apporte une contribution fondamentale, car sans Italie, il n'y a pas d'Europe", a-t-il martelé.

Le Sénat, où la majorité est plus étriquée, a déjà voté dans la nuit de lundi à mardi la confiance au jeune dirigeant qui a prêté serment le week-end dernier avec son gouvernement, après avoir écarté sans ménagement son prédecesseur Enrico Letta dans une épreuve de force au sein de leur parti.

M. Letta figurait dans l'assemblée, de même que Pier Luigi Bersani, un autre dirigeant PD qui avait échoué l'an dernier à former un gouvernement et revenait au Parlement après avoir été victime d'une hémorragie célébrale le mois dernier.

M. Renzi a toutefois annoncé que son premier voyage à l'étranger ne serait "pas à Bruxelles ou Berlin", mais en Tunisie, car "nous souhaitons que Mare Nostrum (nom donné à la Méditerranée par les Romains durant l'Antiquité) redevienne centrale".

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