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Markov se sentait «vide à l'intérieur» après la déconfiture des Russes à Sotchi

25/02/2014 08:20 EST | Actualisé 27/04/2014 05:12 EDT

BROSSARD, Qc - Le défenseur Andrei Markov, pas le plus loquace dans le vestiaire du Tricolore, a offert une brève analyse de la déconfiture de l'équipe russe aux Jeux olympiques de Sotchi, avant de réitérer qu'il aimerait terminer sa carrière avec le Canadien.

Visiblement mal à l'aise devant les nombreux journalistes qui l'ont entouré devant son casier au complexe d'entraînement Bell de Brossard, mardi, la vétéran de 35 ans a discuté pour la première fois depuis son retour dans la métropole de la défaite surprise de 3-1 de la Russie contre la Finlande en quarts de finale du tournoi olympique.

«Ça n'a pas été facile à accepter, cette défaite, a convenu Markov. Je me sentais vide à l'intérieur, mais c'est notre faute. On ne peut blâmer personne d'autre. La Fédération russe de hockey sur glace a fait du bon travail pour nous faciliter le travail, mais nous avons perdu l'opportunité de réaliser quelque chose de spécial devant nos partisans, à la maison.

«Nous ne cherchons pas d'excuses, a-t-il poursuivi. Nous n'avons pas très bien joué là-bas, et c'est la raison pour laquelle nous avons été éliminés si rapidement. Ça n'a rien à voir avec la pression, c'est plutôt une question d'effort collectif.»

Le défenseur russe, qui dispute sa 13e saison avec le Tricolore, a toutefois refusé d'expliquer cette contre-performance des Russes par la différence de philosophie qui existe entre la KHL et la LNH. Markov préfère aussi voir le tableau d'ensemble pour la Russie aux Jeux olympiques, plutôt que le résultat de l'équipe nationale en hockey masculin. Il a ajouté que le président Vladimir Poutine n'était pas intervenu auprès de l'équipe à l'issue du tournoi.

«Non, pas vraiment. Nous ne l'avons pas vu après les Jeux olympiques, a commenté Markov. Mais je pense qu'il n'a pas vraiment aimé le résultat contre la Finlande. Vous savez, les Olympiques, ce n'est pas la compétition d'un seul athlète ou d'une seule équipe. De manière générale, la délégation russe a fait du bon boulot — on a terminé au premier rang du classement des médailles —, et ça c'est positif. Et j'en suis fier.»

D'autre part, Markov est demeuré très évasif sur les négociations contractuelles entre l'organisation et lui. Son contrat de trois ans d'une valeur de 17,3 millions $ US arrivera à échéance à l'issue de la saison et à l'approche de la date limite des transferts dans la LNH, le 5 mars, son statut au sein de l'équipe est plus incertain que jamais. Le principal intéressé n'a toutefois pas paru s'inquiéter de la situation.

«En ce moment, j'essaie de me concentrer sur mon jeu. J'essaie d'aider l'équipe à s'améliorer, en faisant de mon mieux sur la patinoire. Le processus suit son cours, je ne peux rien dire de plus en ce moment», a expliqué Markov, qui a refusé de dire s'il avait reçu une offre du CH.

«Quand le temps viendra, on prendra une décision, et nous verrons ce qui se produira. Mais j'ai déjà dit que je voulais rester ici, à Montréal. J'aime la ville, j'aime l'organisation et ses partisans. Je ne contrôle rien là-dedans, tout ça ne dépend pas de moi.»

De son côté, l'entraîneur-chef Michel Therrien a admis que le Russe constituait toujours un rouage important de sa brigade défensive, à cause de sa polyvalence.

«L'année passée, Markov a connu une très bonne saison. Encore cette année, il remplit beaucoup de rôles — il joue à cinq-contre-cinq avec (Alexei) Emelin, il joue en avantage numérique, en désavantage numérique —, donc c'est un joueur qu'on aime beaucoup. Nous sommes très contents de la manière dont il joue avec notre équipe.»

Pacioretty était incapable de marcher!

Max Pacioretty s'est également exprimé pour la première fois sur son expérience olympique depuis son retour à Montréal. L'attaquant natif de New Canaan, au Connecticut, a aimé son expérience, même s'il a reconnu avoir éprouvé de la difficulté à avaler la défaite de 1-0 des États-Unis contre le Canada en demi-finales.

«On a vécu un beau parcours et, de toute évidence, ça nous a arraché le coeur de perdre par un seul but contre le Canada, a-t-il dit. Nous avons été incapables de nous en remettre et avons laissé filer la médaille de bronze (contre la Finlande). Néanmoins, de façon générale, ç'a été une belle expérience.

«J'ai parlé à de nombreuses personnes et, selon moi, le match contre le Canada a été l'un des plus rapides que j'ai jamais vu, a-t-il pousuivi. Je crois que j'ai été limité à seulement 10 minutes de temps de jeu, mais je n'étais même pas capable de marcher le lendemain tellement j'avais les jambes endolories. On a tout donné, et je crois que ça va m'aider à bâtir ma confiance pour la suite des choses.»

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