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Électricité: Alcoa annonce une entente sur les tarifs de ses trois usines

25/02/2014 11:13 EST | Actualisé 27/04/2014 05:12 EDT

QUÉBEC - Le producteur d'aluminium Alcoa a annoncé mardi qu'une nouvelle entente d'approvisionnement en électricité a été conclue avec Hydro-Québec.

En octobre dernier, la multinationale américaine avait menacé de fermer ses trois alumineries québécoises si la société d'État refusait de revoir ses tarifs à la baisse.

Alors que les rumeurs d'élections s'intensifient, la première ministre Pauline Marois était présente à Baie-Comeau, mardi, pour participer à l'annonce conclue avec Alcoa.

Les entreprises de ce secteur ont multiplié les appels, l'automne dernier, pour que des ententes conclues en 2008 soient rouvertes afin de tenir compte des fluctuations des cours de l'aluminium.

Dans un communiqué diffusé mardi, Alcoa n'a pas précisé les conditions tarifaires dont ses installations québécoises bénéficieront.

Les contrats d’approvisionnement en électricité des usines de Bécancour et de Deschambault seront en vigueur jusqu’en 2030, et jusqu'en 2036 pour l’usine de Baie-Comeau.

En contrepartie, Alcoa s’engage à procéder à des investissements prévus d’une valeur de 250 millions $ au cours des cinq prochaines années dans ses alumineries du Québec afin d’en améliorer la productivité.

Ces investissements serviront à moderniser le centre de coulée de Baie-Comeau afin de répondre à la demande des constructeurs d’automobiles nord-américains qui se tournent de plus en plus vers l’aluminium.

«L’entente aidera Alcoa à abaisser son positionnement sur la courbe des coûts mondiaux de l’aluminium tandis que l’optimisation du centre de coulée de l’aluminerie de Baie-Comeau permettra de mieux répondre à la demande croissante d’aluminium destiné au marché de l’automobile nord-américain», a déclaré Bob Wilt, président d’Alcoa Groupe produits primaires mondial.

L'ajout d’une nouvelle série de cuves en remplacement des défuntes cuves Söderberg, à Baie-Comeau, n’est plus prévu en vertu de ce nouvel accord à long terme, a toutefois indiqué l'entreprise.

Dans un communiqué, Mme Marois a déclaré que dans un contexte où l'industrie de l'aluminium primaire traverse une période difficile, la réouverture de l'entente conclue en 2008 s'avérait nécessaire et permettra de consolider 3000 emplois dans les usines de l'entreprise.

«Je suis particulièrement fière de la conclusion de cette entente qui marque un nouveau départ dans notre relation avec Alcoa, en plus d'assurer la pérennité de ses activités au Québec et le maintien d'emplois de qualité dans nos régions pour une période d'au moins 15 ans», a-t-elle dit.

En vertu de l'entente, Alcoa fournira son savoir-faire pour la conception de véhicules allégés grâce à l'aluminium, en participant entre autres au développement et à la croissance de projets parrainés par des centres d'expertise.

«Notre gouvernement mise sur sa stratégie d'électrification des transports pour mobiliser de nombreux acteurs, tels qu'Alcoa, autour d'une vision ambitieuse et porteuse pour l'avenir, a dit Mme Marois. Nous voulons utiliser cette nouvelle entente comme tremplin pour faire du Québec un leader mondial des transports électriques.»

En octobre, Mme Marois avait accusé Alcoa d'être alarmiste en menaçant de fermer ses usines pour obtenir une réduction de ses tarifs d'électricité.

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