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La France vote la prolongation de l'opération en République centrafricaine

25/02/2014 09:38 EST | Actualisé 27/04/2014 05:12 EDT

PARIS - Bien que le président français ait été accusé par l'opposition d'un manque de discernement dans l'intervention militaire en République centrafricaine, les élus ont largement appuyé la prolongation de cette opération difficile.

Le Parlement a adopté la prolongation de la mission française à 428 voix contre 14, mardi.

Le chef de file de l'UMP, Christian Jacob, a critiqué le président François Hollande avant la tenue du vote, affirmant qu'il n'aurait pas dû promettre une mission de courte durée en République centrafricaine.

La République centrafricaine est ravagée depuis plusieurs semaines par des affrontements sanglants entre milices chrétiennes et musulmanes. Les Nations unies et certains responsables français ont par ailleurs émis des craintes quant à un possible génocide au pays.

L'opération des forces françaises, qui a débuté le 5 décembre, devait mener au désarmement des deux camps. Trois militaires français ont été tués dans les heurts jusqu'ici.

Quelque 2000 soldats français sont déployés en République centrafricaine, une ancienne colonie de la France, de même que 6000 militaires de l'Union africaine.

Le premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, a pressé les Nations unies d'envoyer des casques bleus en République centrafricaine dès que possible.

Le vote de mardi permet la prolongation de l'opération française au pays au-delà du 5 avril. M. Hollande s'était d'abord engagé à ce que la mission ne dure pas plus de six mois.

M. Jaboc a accusé le président Hollande d'avoir menti au Parlement en annonçant une action militaire de courte durée. Il a dit craindre que l'armée française ne se soit engagée dans un terrible bourbier avec ce déploiement en République centrafricaine.

Par ailleurs, au moins 12 personnes, dont trois soldats tchadiens, ont été tuées lors de nouveaux affrontements avec des milices chrétiennes dans la capitale de la République centrafricaine.

Le responsable du quartier Combattant près de l'aéroport international de Bangui, Élie Balla, a indiqué que les violences se sont produites dimanche et lundi. Les combats ont éclaté quand un soldat tchadien a tiré des coups de semonce après avoir supris un voleur en flagrant délit. Les milices ont répliqué en tuant deux soldats tchadiens et quatre civils.

M. Balla a expliqué que les soldats tchadiens sont revenus lundi, tuant quatre personnes dont un soldat centrafricain. Un autre soldat tchadien a aussi été tué.

Les milices chrétiennes accusent les soldats tchadiens et les civils musulmans de collaborer avec l'ancien gouvernement rebelle musulman qui s'est écroulé le mois dernier après avoir été condamné par la communauté internationale.

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