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Yémen: l'ONU étudie des sanctions contre ceux qui bloquent la transition

24/02/2014 05:42 EST | Actualisé 26/04/2014 05:12 EDT

Le Conseil de sécurité de l'ONU devrait adopter dans les prochains jours une résolution prévoyant des sanctions contre les partisans de l'ancien régime au Yémen qui tentent de bloquer la transition politique, ont indiqué lundi des diplomates.

Ce texte, dont l'AFP a eu copie, instaure "pendant une période initiale d'un an" un régime de sanctions, géré par un comité dépendant du Conseil de sécurité. Ce comité sera chargé de nommer les perturbateurs et de les frapper d'une interdiction de voyager et d'un gel de leurs avoirs.

Les individus ou entités visés seront ceux qui "font obstacle à ou affaiblissent la mise en oeuvre complète de la transition politique" au Yémen, qui se livrent à des "attaques contre des infrastructures essentielles ou à des actes de terrorisme", et qui violent les droits de l'homme et les lois humanitaires internationales.

Certains pays souhaitaient que l'ancien président Ali Abdallah Saleh, souvent mis en cause, soit désigné nommément, mais le texte à l'étude ne vise aucune personne ou entité en particulier. Il souligne cependant que "le processus de transition exige de tourner la page de la présidence de Ali Abdallah Saleh".

Le Conseil "salue les récents progrès de la transition politique au Yémen et exprime son ferme soutien à la poursuite des étapes de cette transition".

Ce texte pourrait être adopté dès cette semaine par le Conseil, qui "est uni sur ce dossier", selon un diplomate occidental.

Après des consultations sur le Yémen fin janvier, l'ambassadeur jordanien Zeid al-Hussein, qui présidait alors le Conseil, avait assuré que les 15 pays membres étaient prêts à "prendre des mesures" contre les perturbateurs du processus démocratique.

Un dialogue national a réuni depuis mars 2013 les représentants de différentes familles politiques du pays, à l'exception des indépendantistes du Sud, pour s'entendre sur une feuille de route visant à doter le Yémen d'institutions pérennes.

Parrainé par l'ONU et les monarchies arabes du Golfe, ce dialogue était l'une des clés de voûte de l'accord politique qui a permis à Abd Rabbo Mansour Hadi de succéder en 2013 à Ali Abdallah Saleh, dont le pouvoir avait été contesté dans la rue pendant un an.

Le président yéménite a promis de préparer une nouvelle Constitution et de transformer le pays en Etat fédéral. Mais des Sudistes et des rebelles chiites zaïdites du nord du Yémen ont d'ores et déjà rejeté le découpage du futur Etat fédéral en six provinces.

avz/sam

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