POLITIQUE

Québec devrait réduire le développement de l'hydroélectricité et de l'éolien, selon un rapport

24/02/2014 11:54 EST | Actualisé 24/02/2014 11:54 EST
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Québec devrait réduire le développement de l'hydroélectricité et de l'éolien, conclut un rapport de la Commission des enjeux énergétiques du Québec.

Le document souligne que les surplus en électricité d'Hydro-Québec ne justifient pas la poursuite des investissements dans ces deux secteurs. Il pourrait même faire perdre des milliards au gouvernement du Québec

Seulement les premiers 10 TWh, exportés en période de pointe, sont rentables pour le Québec. Le gouvernement subventionne indirectement la production d'électricité et cette subvention atteindra 1,2 milliard de dollars en 2017, expliquent les auteurs de ce rapport.

Du calme, dit Marois

La première ministre se veut rassurante et dit croire profondément à l'industrie éolienne dans le Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie.

« Nous ne laisserons pas tomber ni la région du bas du fleuve ni la région de la Gaspésie. » — Pauline Marois, première ministre du Québec

Frédéric Côté, directeur général du Technocentre éolien de la Gaspésie, appelle aussi à la prudence. « Il faut lire le rapport et voir les nuances qu'on pourrait y trouver », dit M. Côté soulignant au passage que le principal marché d'exportation du Québec, les États-Unis, vient de sortir d'une des plus grandes crises économiques de son histoire et que la « la reprise économique est à nos portes ».

De son côté, le porte-parole de la Coalition avenir Québec (CAQ) en matière de ressources naturelles, François Bonnardel, estime que le rapport démontre que la hausse des tarifs de 5,8 % demandée par Hydro-Québec, la plus importante augmentation envisagée en 20 ans, servira à « la construction d'éoliennes qui généreront encore des surplus vendus à perte sur les marchés d'exportation ».

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