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Mairie de Toronto: 30 candidats - jusqu'ici - pour déloger Rob Ford

24/02/2014 05:49 EST | Actualisé 26/04/2014 05:12 EDT

TORONTO - La course à la succession du controversé maire de Toronto a commencé à prendre forme, lundi, avec l'inscription de deux nouveaux candidats, dont l'ancien chef du Parti progressiste-conservateur de l'Ontario John Tory.

Même s'il a admis qu'il avait consommé du crack alors qu'il était en fonction, le maire sortant Rob Ford est sur les blocs de départ.

Il se dit confiant de remporter la victoire et balaie du revers de la main les critiques sur sa consommation de drogues, son abus d'alcool et les vidéos le montrant proférer des attaques personnelles et des propos injurieux dans des états de rage.

Peu après que John Tory et l'ancienne dirigeante de la Société des transports de Toronto (TTC) Karen Stintz eurent officialisé leur candidature, Rob Ford a appelé à une station radiophonique pour vanter ses réalisations à titre de premier magistrat.

L'animateur de Newstalk1010, Jerry Agar, a demandé au maire sortant s'il pouvait garantir qu'aucune nouvelle vidéo embarrassante ne ferait surface pendant la campagne électorale ou pendant son prochain mandat de quatre ans — s'il devait l'emporter le 27 octobre.

Le maire Ford s'est contenté de répondre que les actions sont plus éloquentes que les paroles.

«Peut-être que vous êtes parfait, peut-être que le reste de la société est parfaite; tout ce que je sais, c'est que mon bilan parle de lui-même», a poursuivi le maire. «Je suis une personne vraie (...) Je suis authentique», a-t-il plaidé.

Même si on note un embouteillage au chapitre des candidatures — ils sont actuellement 31 à briguer la mairie de Toronto —, John Tory est considéré jusqu'ici comme l'un des seuls concurrents crédibles à la succession de Rob Ford. Il s'agit d'une deuxième incursion en politique municipale torontoise pour M. Tory — en 2003, il s'était incliné face à David Miller, plus à gauche sur l'échiquier politique canadien.

Il s'est ensuite tourné vers la politique provinciale, dirigeant le Parti progressiste-conservateur entre 2005 et 2009. Mais il n'a pas été très chanceux là non plus: défait dans sa circonscription aux élections générales de 2007, il a tenté ensuite — sans succès — de se faire élire à la faveur d'une élection complémentaire. Il a finalement démissionné de son poste de chef progressiste-conservateur en 2009.

M. Tory a aussi fait carrière dans le monde des affaires: il a notamment été président et chef de la direction de Rogers Media et de Rogers Cable, et a aussi été commissaire de la Ligue canadienne de football.

Entouré par une meute de journalistes, il a soumis lundi matin ses documents de candidature à l'hôtel de ville de Toronto, mettant fin à des mois de spéculations. Lorsque les représentants des médias lui ont demandé comment il pourrait riposter aux attaques de Rob Ford et de son frère Doug, qui est responsable de la campagne du maire sortant, John Tory a affirmé qu'il comptait mener une «campagne positive».

«J'ai des idées pour améliorer la qualité de vie dans la ville (...) Je parlerai de mes idées positives. La façon dont les autres choisissent de faire campagne les regarde entièrement», a-t-il fait valoir.

Une autre candidate — et non la moindre — pourrait bientôt annoncer qu'elle se lancera dans la course dans l'espoir de déloger le maire Rob Ford: la députée néo-démocrate fédérale Olivia Chow, veuve de l'ancien chef du Nouveau Parti démocratique Jack Layton.

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