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Le n°2 de la diplomatie américaine à Kiev pour soutenir le nouveau régime

24/02/2014 11:04 EST | Actualisé 26/04/2014 05:12 EDT

Le numéro deux de la diplomatie américaine, William Burns, est attendu à Kiev mardi pour soutenir le nouveau régime ukrainien et plaider pour un redressement politique et économique de ce pays, a indiqué lundi le département d'Etat.

M. Burns, secrétaire d'Etat adjoint, sera ainsi le plus haut dignitaire américain à se rendre en Ukraine depuis des semaines, après la visite en décembre aux côtés des manifestants pro-européens de la secrétaire d'Etat adjointe chargée de l'Europe, Victoria Nuland.

Ce nouveau voyage avait été évoqué vendredi soir par un diplomate américain, avant la destitution du président Viktor Ianoukovitch. Au contraire de ministres européens, aucun haut responsable américain n'était en Ukraine la semaine dernière et au cours du week-end.

"A Kiev, (M. Burns) aura des entretiens avec les dirigeants ukrainiens, les milieux d'affaires et la société civile sur le soutien des Etats-Unis aux efforts de l'Ukraine pour s'assurer un avenir sans heurts, démocratique, pour le plus grand nombre et prospère", selon un communiqué du département d'Etat.

Au cours de son voyage mardi et mercredi, le secrétaire d'Etat adjoint doit voir notamment le président ukrainien par intérim Olexandre Tourtchinov.

Il va exhorter les nouvelles autorités "à prendre toutes les mesures nécessaires pour la tenue d'une élection présidentielle libre et équitable en mai et la formation rapide d'un gouvernement d'unité nationale", selon le ministère américain des Affaires étrangères.

Les Etats-Unis plaident pour que Kiev prenne "des mesures immédiates pour entreprendre les réformes nécessaires au rétablissement de la bonne santé économique et politique de l'Ukraine".

M. Burns sera accompagné de représentants du Trésor américain, lesquels "travailleront de concert avec des partenaires comme l'UE et le FMI pour discuter d'un soutien financier nécessaire" à l'Ukraine.

Le président ukrainien par intérim avait averti dimanche que son pays était "au bord d'un défaut de paiement".

Les nouvelles autorités ont lancé un mandat d'arrêt pour "meurtres de masse" contre le président déchu Ianoukovitch et réclamé 35 milliards de dollars d'aide.

Par ailleurs, la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton est arrivée lundi à Kiev, tandis que la Russie a émis de "sérieux doutes" sur la légitimité du nouveau régime.

Du côté des Etats-Unis, qui n'étaient pas en première ligne ces derniers jours dans la crise ukrainienne, la conseillère à la sécurité nationale Susan Rice a prévenu dimanche qu'une partition du pays n'était dans l'intérêt ni de l'Ukraine, ni de la Russie, ni de l'UE, ni de Washington.

nr/are

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