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GB: on a d'abord "ri au nez" des victimes de Jimmy Savile (rapport)

24/02/2014 09:48 EST | Actualisé 26/04/2014 05:12 EDT

De nombreuses victimes de l'ex-animateur de la BBC Jimmy Savile, soupçonné d'avoir commis des centaines d'agressions sexuelles et viols pendant 50 ans, se sont heurtées à l'indifférence et aux moqueries lorsqu'elles se sont confiées, selon un rapport publié lundi.

"La réponse que ces victimes ont reçue quand elles ont pour la première fois révélé ces crimes ignobles rend insupportable la lecture" du rapport de la Société nationale chargée de la prévention des mauvais traitements contre les enfants (NSPCC), a déclaré le directeur des services nationaux de cette association, Peter Watt.

"Elles ont été ignorées, exclues, on ne les a pas crues, on leur a ri au nez, et dans certains cas - et c'est proprement incroyable - on leur a dit qu'elles devraient s'estimer heureuses qu'on se soit intéressé à elles", a-t-il ajouté.

"Un demi-siècle plus tard, le monde a finalement découvert à quel point ces délits ont été épouvantables", a-t-il encore dit.

Pour ce rapport, commandé par l'organisme chargé de l'inspection des forces de police, le NSPCC a interviewé 26 victimes présumées de Jimmy Savile qui avaient contacté la police, sans pour autant qu'aucune poursuite ne soit ensuite engagée contre l'ex-star du petit écran, aujourd'hui décédée.

La majorité de ces 26 personnes étaient des enfants au moment des faits.

Le rapport souligne les "cicatrices dévastatrices" infligées aux victimes, dont certaines ont sombré dans l'alcool, la drogue ou ont souffert de problèmes psychologiques après avoir été agressées par Jimmy Savile.

Cet animateur fantasque, adulé dans les années 70/80, est mort à 84 ans en 2011, un an avant que ces crimes ne soient révélés au grand jour par une enquête journalistique. Il a notamment sévi dans des locaux de la BBC, des écoles, des hôpitaux, dont des établissements psychiatriques, et un centre de fin de vie.

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