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Des enfants touchés par une maladie rare semblable à la polio en Californie

24/02/2014 03:10 EST | Actualisé 25/04/2014 05:12 EDT

Une maladie infectieuse rare et incurable, ressemblant à la polio est apparue en Californie où elle affecte un petit nombre d'enfants, ont annoncé des chercheurs de l'Université de Stanford.

Les universitaires ont présenté dimanche cinq cas de paralysie soudaine chez des enfants, lors d'un congrès de l'Académie américaine de neurologie à Philadelphie.

"Bien que le virus de la polio ait été pratiquement éradiqué dans monde, d'autres virus peuvent affecter la moëlle épinière, faisant apparaître un syndrome proche de celui de la polio", a déclaré le neurologue de Stanford, Keith Van Haren, principal auteur de cette étude de cas.

"Au cours de la dernière décennie, le lien a été fait entre de nouvelles formes d'entérovirus et l'apparition de ce syndrome semblable à la polio chez des enfants en Asie et en Australie", a expliqué le chercheur.

"Ces cinq nouveaux cas mettent en lumière la possibilité de l'émergence d'un syndrome semblable à celui de la polio en Californie", a-t-il dit.

La poliomyélite a été largement éradiquée dans le monde, grâce à l'introduction d'un vaccin dans les années 1950, mais la maladie continue de faire des ravages dans certains pays comme le Pakistan, le Nigeria et l'Afghanistan.

En Californie, les cinq enfants atteints par le nouveau syndrome avaient tous été vaccinés contre la polio, et leurs tests de la polio étaient négatifs. Ils présentaient tous les mêmes symptômes : une perte subite de mouvement d'un de leurs membres suivie d'une paralysie dans les deux jours.

Trois d'entre eux souffraient d'une maladie respiratoire avant l'apparition de ces symptômes.

Deux d'entre eux étaient porteurs de l'entérovirus-68, un virus rare qui a été associé à l'apparition de la maladie, dont les trois autres n'étaient pas porteurs, et les médecins recherchent toujours les causes de leur paralysie.

"Nous tenons à souligner que l'apparition de ce syndrome reste très, très rare", a insisté Keith Van Haren, même si les chercheurs pensent que d'autres cas pourraient se manifester. Ils invitent donc les parents à contacter leurs médecins au plus vite si un enfant présente des signes de paralysie.

ksh/ros/jh

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