NOUVELLES

Décapitation dans un autobus au Manitoba: plus de liberté pour le coupable?

24/02/2014 05:59 EST | Actualisé 26/04/2014 05:12 EDT

WINNIPEG - L'homme qui a décapité un passager qui se trouvait à bord d'un autocar Greyhound qui roulait au Manitoba devrait jouir de davantage de liberté, a soutenu lundi son médecin.

Le psychiatre qui traite Vincent Li a demandé à la Commission d'examen du code criminel de permettre à son patient de bénéficier de journées de sortie non supervisées à Selkirk, au Manitoba.

Selon le docteur Stephen Kremer, l'homme devrait également être transféré d'une unité verrouillée à une aile déverrouillée du Centre de santé mentale de Selkirk.

Vincent Li est hospitalisé dans cet établissement depuis qu'il a été jugé non criminellement responsable du meurtre de Tim McLean en 2008.

L'homme, un schizophrène qui n'était pas diagnostiqué à l'époque, avait affirmé que des voix lui avaient dit de tuer Tim McLean, un parfait inconnu qui était assis à côté de lui dans l'autocar.

La commission d'examen tient des audiences annuelles afin de réviser les restrictions imposées à Vincent Li, qui était initialement dans une unité verrouillée 24 heures par jour.

Le docteur Kremer a déclaré devant les membres de la commission que son patient n'a jamais été violent depuis qu'il se trouve à l'hôpital, qu'il ne souffre plus d'hallucinations ou de délires et qu'il a fait des progrès formidables.

Selon le psychiatre, l'objectif ultime, pour Vincent Li, est d'être réintégré dans la société — ce à quoi la mère de la victime s'est opposée.

Carol DeDelley a soutenu qu'il devrait demeurer détenu pour le restant de ses jours puisqu'on ignore s'il prendra ses médicaments avec assiduité.

PLUS:pc