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Objets connectés: comment ça marche?

23/02/2014 02:45 EST | Actualisé 25/04/2014 05:12 EDT

Les objets connectés, montres, lunettes ou systèmes d'alarme pour la maison, commencent à entrer dans la vie de tous les jours, mais les utilisateurs ne savent pas réellement comment ils fonctionnent, et surtout de quoi ils seront capables dans le futur.

A la base de tout objet connecté, il y a quatre éléments: un ou plusieurs capteurs, un microcontrôleur, véritable cerveau qui analyse les données collectées, une batterie pour faire fonctionner tous ces éléments électroniques et la connectivité pour que les informations soient transférées vers un autre terminal.

Les capteurs, communément appelés MEMS (Microelectromechanical systems), ont souvent été développés en premier lieu pour les industries aéronautiques, automobiles ou télécoms.

Aujourd'hui, grâce à la miniaturisation et la baisse drastique des coûts, les altimètres, accéléromètres et autres gyroscopes peuvent équiper des objets du quotidien.

Ainsi, placés dans un appareil porté par une personne âgée, un altimètre qui calcule très finement les différences d'altitude, couplé à un accéléromètre qui donne une idée de la vitesse à laquelle le capteur se déplace, peuvent permettre de lancer une alerte immédiate quand la personne fait une chute.

Les informations envoyées par ces capteurs d'humidité, de pression, ou de lumière sont ensuite traitées par un processeur miniaturisé qui permet d'en tirer des informations utiles à l'utilisateur: la météo du lendemain, le taux d'UV que la peau a reçu, la distance parcourue à pied, ou à la nage...

Le possesseur d'un objet connecté peut alors consulter les informations directement sur un écran, comme pour les thermostats qui règlent le chauffage, mais le plus souvent les concepteurs de ces objets choisissent de renvoyer les informations vers l'écran le plus largement diffusé: le smartphone.

Si dans le monde professionnel les objets connectés peuvent avoir leur propre carte sim et se connecter directement au réseau, pour le matériel grand public les constructeurs choisissent plutôt le wi-fi ou la connection "bluetooth low energy", un norme basse consommation.

La question de l'énergie est en effet centrale dans l'univers des objets connectés dont on attend une grande autonomie, et donc des batteries qui tiennent longtemps.

Mais plus que les contraintes techniques, la seule limite à l'usage des objets connectés reste la créativité des concepteurs.

etr/ka/mr

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