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Morsi: accusé d'espionnage pour l'Iran

23/02/2014 05:41 EST | Actualisé 25/04/2014 05:12 EDT

LE CAIRE, Égypte - Un procureur égyptien a accusé, dimanche, l'ancien président du pays de transmettre des informations secrètes aux Gardiens de la révolution iraniens, ce qui constitue les premiers éléments d'informations du procès qui s'intéresse à des questions liées à l'espionnage.

S'il est trouvé coupable, Mohammed Morsi pourrait être condamné à la peine capitale. Il fait aussi face à plusieurs autres accusations, dont certaines peuvent aussi mener à la peine de mort, qui ont toutes été déposées après sa destitution, l'été dernier.

Lors d'une audience, dont une portion a été télédiffusée à la télévision publique, le procureur a accusé Morsi et 35 autres membres des Frères musulmans d'avoir conspiré avec pour objectif de déstabiliser le pays et d'avoir coopéré avec des groupes extrémistes étrangers, dont le Hamas et le Hezbollah.

Le procureur en chef assigné au dossier, Tamer el-Firgani, a indiqué que Morsi, ses acolytes et des dirigeants des Frères musulmans ont offert des documents secrets, relatifs à la sécurité du pays et à la défense nationale, au Corps des Gardiens de la révolution iranien afin de déstabiliser la sécurité et la stabilité du pays.

Morsi et les co-accusés étaient présents à l'audience, sans leurs avocats, qui n'assistent plus au procès depuis l'audience précédente. Ils veulent dénoncer le fait que les accusés sont détenus dans une cage de verre insonorisée. Ils sont enfermés, car lors de d'autres causes judiciaires, plusieurs d'entre-eux ont crié et scandé des slogans et ainsi dérangé la Cour.

Depuis qu'il a été renvoyé du pouvoir, Morsi a été tenu éloigné du regard de la population, apparaissant en public seulement lors d'audiences judiciaires parfaitement encadrées, où il a régulièrement tenté de prendre la parole pour répéter qu'il était toujours président de l'Égypte.

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